La publicité existe depuis plusieurs siècles et a su évoluer et se développer au fil du temps avec des publicités toujours plus voyantes et extravagantes. Les progrès technologiques sont de plus en plus nombreux et la conquête de l’espace fait partie de ces progrès technologiques. En effet, depuis que l’homme a accès à l’espace, de nouveaux concepts émergent et après le tourisme spatial, ce sont les marques qui sont à la conquête de l’espace.

L’espace, un business juteux

En juin 2019, la NASA déclarait l’ISS ouverte aux opportunités commerciales comme le tourisme spatial. Un business onéreux mais très attirant pour les personnes ayant les moyens. C’est donc une opportunité qui a touché les grandes agences de communication et les experts du marketing. Les entreprises n’ont pas perdu de temps et certaines ont déjà commencé à faire des recherches sur l’ISS sous contrat avec la NASA. Et grâce à l’annonce de la NASA les spécialistes de la pub et du marketing produit ont décidé de se lancer dans la grande aventure spatiale. C’est ce qu’avance la marque Estée Lauder qui se prépare, en collaboration avec l’agence spatiale américaine, au plus grand coup de son historique publicitaire en envoyant une dizaine de bouteilles d’un nouveau sérum de soin de sa marque de cosmétiques dans la station spatiale internationale. Des astronautes devront y filmer les produits et les images capturées seront utilisées à des fins publicitaires pour promouvoir le produit.

A partir ce cet événement, on peut conclure que l’espace devient un réel nouveau business pour les entreprises et la NASA qui a su tirer profit de ce business. L’objectif de la NASA est clair : attirer les entreprises et leurs marques à s’impliquer dans le commerce spatial et de mettre en avant ce nouveau business pour ensuite co-financer les projets de ces marques pour pouvoir développer les missions extraterrestres de la NASA.

Du côté des entreprises, les objectifs sont plus communicatifs, en effet, c’est le secteur de la publicité qui s’intéresse le plus à ce nouveau secteur spatial, le but étant d’être le plus voyant possible pour le consommateur. Selon New Scientist, la marque Adidas aurait aussi pour ambition d’équiper les astronautes de l’ISS et de tester l’efficacité de ses produits dans l’espace via les entrainements des astronautes. Les gains sont doubles avec une publicité via les équipements ainsi qu’avec la presse qui parlera de cette action et le second gain va être une amélioration de leurs produits avec un témoignage des astronautes, valeur sûre pour un client. Cependant ce n’est qu’un petit coup de pub en comparaison avec le projet de Pepsi.

La pub en microgravité, une nouvelle tendance. 

En effet, Pepsi se lance aussi à la conquête publicitaire de l’espace. Et c’est en 2019 que la branche russe de Pepsi avait annoncé un événement important : un partenariat avec une start-up pour créer la première publicité orbitale. Dans l’annonce on comprend que le partenariat se fera avec la start-up StartRocket pour réaliser des publicités pour Pepsi qui seront projetées dans le ciel grâce à une technologie de satellites. L’objectif de Pepsi serait de faire du ciel un nouvel espace publicitaire, un projet déterminant dans le secteur de la publicité.

Pour projeter les publicités dans le ciel, la start-up utilise une technologies de nano-satellites. Cette technologie a été nommé CubeSeats, pour afficher la publicité des satellites de petite taille seront envoyés en orbite basse (entre 400 et 500km d’altitude). La technologie fonctionne avec un système de réfléchissement de la lumière du soleil qui va permettre de projeter des formes dans le ciel qui entraineront la formation du message désiré.

Des contraintes et des oppositions

Cependant, il ne faut pas se précipiter car les premières publicités orbitales ne devraient pas être aperçues dans le ciel avant 2021. En effet, la start-up n’a jamais divulgué si elle possédait les fonds nécessaires ainsi que la technologie adéquat pour arriver à bout du projet tant désiré. 

De plus, les contraintes liées au projet sont nombreuses et des oppositions se créent. Les arguments principaux qui s’opposent à cette innovation sont :

  • La pollution visuelle pour les citoyens qui souhaitent regarder le ciel et profiter des étoiles
  • La pollution spatiale avec tous les éléments présents en orbite, ces satellites seront des engins supplémentaires qui pollueront l’espace
  • La gêne d’autres satellites qui circulent en orbite et dont les missions sont d’une plus grande importance
  • La réglementation en vigueur avec le partage du ciel entre États, comme sur Terre et en mer les États ont des problèmes de partage des zones

C’est une partie de tous ces arguments qui a entrainé la décision annoncée par Pepsi récemment. L’entreprise a annoncé qu’elle ne poursuivrait pas son projet en partenariat avec StartRocket. Les publicités Pepsi n’apparaitront donc pas encore dans le ciel via l’espace évitant ainsi tous problèmes et oppositions.

En attendant que ce projet publicitaire orbital se concrétise, profitons du ciel car ces satellites pourraient nous priver de la plus vieille tradition du monde : observer les étoiles.

Hugo HERNANDEZ

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