Et si la livraison de demain s’effectuait par drone ?

Les drones sont apparus au XXème siècle, et la technologie a vite évolué avec une utilisation première dans l’armée pour ensuite devenir un loisir ou un outil pour les services publics et maintenant le drone séduit les grandes entreprises mondiales. Cette technologie a su prouver son utilité dans différents domaines en étant offensif/défensif pour l’armée, en aidant les services publics (tels que les pompiers secouristes) en analysant une zone depuis le ciel rapidement. Enfin, il est même devenu un outil de production dans le milieu agricole pour analyser une parcelle ou même irriguer.

Aujourd’hui les grandes entreprises ont donc la preuve que les drones peuvent être une arme efficace à utiliser en tant que livreur. En effet, les drones présente un avantage de gain de temps avec une livraison rapide, à n’importe quelle heure, et sans souffrir des embouteillages sur les routes. En ce qui concerne les livraisons, cela implique de repenser l’acheminement des colis. Et les avantages de la livraison par drone sont nombreux, c’est pourquoi les grandes entreprises l’envisage de plus en plus. Parmi les avantages majeurs, il y a l’accès à certaines zones recluses, des économies considérables sur le long terme (avec le licenciement d’un grand nombre de livreurs), un désengorgement des routes, et une diminution de la pollution, parfait pour l’image des marques.

Et l’avantage majeur qui se crée depuis peu, c’est de pouvoir faire face à la pandémie de Covid-19. Les drones permettent la livraison sans contact de produits (repas, courses, achats sur internet). La livraison par drone permettrait aux entreprises d’assurer leurs ventes et une certaine pérennité.

Le début d’une guerre de géants

Les grandes entreprises du monde sont donc très réactives quant à cette innovation. Et aux États-Unis, la guerre de la course aux drones a déjà commencé entre Walmart, un des géants de la distribution américaine et Amazon. 

En effet, le leader du e-commerce Amazon a réussi à obtenir une licence de l’agence fédérale de l’aviation pour tester sa livraison par drone appelée “Prime Air”. L’objectif d’Amazon avec Prime Air serait de permettre au consommateur de passer d’une livraison de 24 heures à une livraison en 30 minutes. C’est un objectif de taille qui appuie et renforce l’un des arguments forts d’Amazon : la rapidité de leurs livraisons. Pour l’instant, Amazon est limité et est autorisée à livrer par drones des colis de moins de 2,3 kilos dans des zones à faible densité de population afin de limiter au maximum les risques encourus. Mais C’est déjà une avancée majeure pour le géant du e-commerce.

Nous avons précédemment parlé du distributeur américain : Walmart, leur projet a été lancé en Caroline du Nord. Pour ses drones, Walmart s’appuie sur la start-up Flytrex et son drone automatisé. Le but étant de pouvoir livrer des produits alimentaires et ménagers dans un premier temps. Ensuite, par le biais d’un partenariat avec Zipline, Walmart souhaite également livrer par drone des produits médicaux dans un rayon de 80 kilomètres en moins d’une heure. Un objectif qui pourrait révolutionner la distribution de médicaments aux personnes à mobilité réduite. 

Enfin, nous terminons au Royaume-Uni avec Tesco, un géant de la grande distribution au Royaume-Uni. L’entreprise a elle aussi commencé, en septembre2020, la livraison par drone. Cette livraison s’effectue pour des clients dans un comté irlandais dans un premier temps. Mais l’objectif de l’entreprise reste bien sûr d’évoluer afin d’atteindre des zones plus vastes et attractives. 

Une innovation à suivre de près

La crise du coronavirus accélère le mouvement de cette livraison de drones, on peut donc considérer que cette innovation a un avenir prometteur pour la livraison. D’autant plus que la livraison par drones vient répondre à une attente de plus en plus importante pour le consommateur : la rapidité.

Néanmoins, ce moyen de transport possède ses limites et ses dangers comme la chute ou la perte de colis ou encore la nuisance sonore causée par un trop grand nombre de drones. Et puis, les drones nécessitent encore d’être améliorés pour accomplir leurs tâches. Il faut par exemple repenser les batteries pour une amélioration de l’autonomie, il faut également multiplier les entrepôts de départ nécessaires par rapport au nombre de drones, etc… Et puis, les contraintes se créent également du côté administratif car les enseignes se doivent de posséder une autorisation de vol afin d’occuper l’espace aérien dans un but commercial. Enfin, deux autres inconvénients sont à noter : la remise en question du métier de livreur puisque ces appareils sont autonomes. Le second inconvénient concerne la taille des produits livrés qui est limitée.

Malgré certains points négatifs soulevés, il s’agit d’une véritable innovation mais il faudra encore s’armer de patience avant de pouvoir se faire livrer n’importe où tous nos produits favoris.

Hugo HERNANDEZ