Accueil Blog Page 12

La méthode PESTEL

0

La méthode PESTEL permet d’effectuer un diagnostic externe d’une entreprise.

La méthode SMART

0

SMART est un acronyme qui permet de définir les caractéristiques d’un bon objectif. Cette méthode est faite pour que vous mettiez en place une stratégie efficace.

Déstockeurs et discounters, les cracks de la distribution

0
Discounteur

Depuis maintenant une dizaine d’années, les enseignes de déstockeurs et discounters ne cessent de faire leurs apparitions en France. De plus, avec l’arrivée de la pandémie, il y a maintenant plus d’un an, le pouvoir d’achat des ménages Français en est d’autant plus fragilisé. Vous l’aurez compris, une grande partie des français apporte un œil extrêmement attentif au prix des produits, et ce, dans n’importe quel type d’achat. On parle donc d’achats réfléchis !

Avant de rentrer un peu plus dans le détail, il convient de bien définir et de bien comprendre la signification de déstockeurs et de discounters.

Les déstockeurs sont des enseignes qui achètent en quantité extrêmement importante dont le but est de revendre à prix défiant toute concurrence, des produits de grandes marques. Elles sont également à l’affût pour racheter les produits non acceptés par les distributeurs, notamment des produits arrivés en retard, mais aussi en leur rachetant des stocks d’invendus, souvent liés à des dates de péremption trop proches pour que les enseignes de grande distribution les conservent. L’un des plus connus en France reste Noz, crée en 1992 par Rémy Adrion, dispose de plus de 300 magasins en France et son chiffre d’affaires ne cesse d’augmenter chaque année depuis sa création !

Par ailleurs, les discounters, eux, jouent sur d’autres aspects pour limiter leurs coûts, et pouvoir proposer des prix bas. Ils se fournissent tout simplement à l’étranger, dans des pays où le coût de production des produits est inférieur à ceux en France. Ils émanent le plus souvent du continent asiatique. L’une des enseignes les plus développées en France reste Action, créée en 1993, par les fondateurs Gerard Deen et Rob Wagemaker. Elle comptabilise aujourd’hui plus de 500 points de ventes, répartis dans toute la France, particulièrement en périphérie des grandes villes…

Vous n’avez qu’à vous poser la simple question : existe-t-il une enseigne de déstockeurs ou de discounters près de chez moi ? Pourquoi et surtout comment expliquer leur présence aujourd’hui en France ? Et bien c’est ce que nous allons voir, en différents points ci-dessous, et à travers l’exemple du leader du marché des discounters, Action.

Certains déstockeurs et discounters sont capables de proposer différents types de produits, ce qui permet une diversification à ne pas négliger : nous nous baserons sur l’enseigne de discount Action, mais des déstockeurs sont aussi capable de jouer sur ce phénomène, notamment Noz ou Stokomani.

En effet, malgré un nombre de références plus faible (près de 6 000 références chez Action) qu’en GMS (le nombre de références en Grandes et Moyennes Surfaces peut aller de 20 000 à près de 80 000), ils sont capables de proposer différentes offres, segmentées de manière simple à travers des rayons. On peut par exemple trouver 14 rayons différents Action : épicerie, bricolage, décoration, entretiens de la maison, hygiène et soins, et bien d’autres encore. Stokomani est même capable de proposer des vêtements, dans sa catégorie « Mode », ce qui montre et renforce bien cet aspect !

Nul doute que la diversification est un poids fondamental dans la réussite de ces enseignes que sont déstockeurs et les discounters. Le contexte actuel favorise également sa réussite avec de nouveaux besoins et de nouvelles motivations. Les Français veulent perdre moins de temps, disposer d’une offre rapprochée, disponible à l’intérieur d’un même magasin, avec une taille de magasin raisonnable. Les clients peuvent disposer de tous ces éléments dans ces enseignes, et cela en fait sa force, au-delà du prix !

Par ailleurs, pour continuer avec l’exemple d’Action, certaines enseignes sont capables de modifier leurs assortiments de manière régulière. Cela permet d’inciter les consommateurs à réaliser de nouvelles bonnes affaires, mais aussi et surtout d’attirer leurs attentions différemment. On le sait, ces enseignes ne sont pas très glamours. Il est donc essentiel de donner envie aux clients de se déplacer en magasin ou encore de commander sur le site internet.

La cible principale des déstockeurs et discounters reste les familles, qui doivent subvenir à leurs besoins, et ce, souvent, en quantité importante. C’est pourquoi ils sont capables de proposer des lots de divers et nombreux produits avec des prix attractifs. Cette largeur de l’offre, au-delà du prix, explique également le succès de ces enseignes.

Par ailleurs, ces enseignes, malgré des prix « cassés », cherchent à proposer comme le font des GMS comme Leclerc, ses propres marques. C’est encore le cas d’Action, qui propose dans certains rayons, ses propres MDD (marques De Distributeurs).

Cependant, ce qui est le plus apprécié par les ménages français est avant tout d’avoir accès à des produits de grandes marques à petits prix. Dans notre société, la marque est tellement devenue un facteur distinctif et de réussite, que la possibilité d’y avoir accès, est fondamentale. Par exemple, une bouteille de 375 mL de la marque mondialement connue Coca-Cola est disponible à moins d’1 euro à Action, alors qu’elle est 2 à 3 fois plus chère à Carrefour.

Pour finir, des enseignes comme Gifi, également, connaissent un succès fulgurant. Il s’explique particulièrement par son offre de décoration, très plébiscité et qui suscite une demande importante dans les enseignes discounts.

Pour conclure, personne ne peut nier l’intérêt général des ménages français avec ces déstockeurs et discounters, qui se développent chaque année. En France, les plus fréquentés sont Action (leader) et Gifi. D’autres entreprises commencent également à prendre de l’ampleur, avec de nouveaux arrivants sur le marché telle que l’enseigne Normal, arrivée en 2019 avec l’ouverture de son premier magasin à Paris.

Malgré un succès clair, ces enseignes présentent tout de même des limites : nombre limité de références, magasins « bazars », peu attrayants et leurs réussites ne dépendent pas d’eux, mais de l’offre en présence et des stocks des distributeurs, qui, en période de crise sanitaire, est encore plus favorable…

Il en est ainsi rationnel de se poser la question de la continuité du développement de ces déstockeurs et discounters, qui devront eux aussi, s’améliorer dans leurs offres, afin de ne pas dépendre seulement du niveau de prix. C’est pourquoi leur développement reste limité dans le temps, et il se peut que dans les prochaines années, le marché fonctionne au ralenti et ne sera plus porteur comme il l’est aujourd’hui…

Sources :

Le devenir de la vidéo sur les réseaux sociaux

0

Alors que TikTok prend une place croissante sur le marché du réseau social, application la plus téléchargée en 2020 (Sensor Tower Store Intelligence Data Digest Q4 2020) avec ses vidéos de 60 seconds maximums, ou que ce soit depuis depuis juin 2020 Instagram avec l’arrivée de la fonction « Réels » inspiré du concept de TikTok, avec des vidéos d’une durée 30 secondes. La vidéo semble plus que jamais prendre un nouveau tournant sur les réseaux sociaux.

L’arrivée de la vidéo dans le monde et en France

Pour revenir sur les débuts de la vidéo. Ce support a mis un certain temps avant de faire partie de notre quotidien. Même si la vidéo sur Internet faisait parler dès l’apparition d’internet au grand public, il a fallu attendre 2005 pour que les premiers hébergeurs de vidéos fassent leur apparition sur le web, à savoir Youtube, créé en février 2005 et racheté par Google en 2006 et Dailymotion hébergeur français, créé en mars 2005. Avant eux ils n’existaient aucun espace qui centralisait des vidéos, d’autant plus que même avec l’arrivée de Youtube et Dailymotion il fallait bénéficier d’un accès à un débit internet correct pour accéder aux contenus.

En effet, c’est notamment, avec le bas débit très présent en France, qu’il a fallu attendre 15 ans après l’apparition d’internet pour le grand public (à partir de 1990 et 1994 pour la France) pour découvrir les premiers sites de vidéos sur le web. Les débits très lents de l’époque chez l’utilisateur rendaient tout transfert de vidéo en une tâche laborieuse et longue. Si vous êtes curieux je vous conseille dire lire en complément un article publié par Le Monde sur les vidéos avant YouTube. La popularisation du haut débit, de la 3G/4G ont favorisé l’arrivée de la vidéo, pouvant transmettre des contenus audio et vidéo plus rapidement mais il aura fallu attendre en France 2005 pour commencer à découvrir des plateformes de vidéos (Dailymotion crée en mars 2005).

Pour connaître l’arrivée de YouTube en France il faudra attendre l’été 2007, cependant le développement de connexion internet plus performante a favorisé le développement de ce type de plateforme en France et donc la popularisation des vidéos sur Internet. En parallèle, de cette croissance c’est le géant Facebook qui a aussi fait son apparition sur le marché mondial en 2006 et en version française en 2008, qui lui aussi permettait de diffuser des vidéos.

Les éléments-clés des vidéos sur les réseaux sociaux pour les marques

Il n’est pas surprenant si je vous dis que la vidéo plaît et est de plus présente dans la stratégie des marques. En effet, de ces vidéos en ressorts plusieurs atouts principaux pour les marques :

  • C’est un contenu qui plaît et qui fait appel aux sens et à l’affectif, cela permet d’humaniser la marque
  • Ce format permet de divertir, informer le consommateur sans avoir à lire, la vidéo génère plus d’interaction que les photos (30% de plus que les photos selon une infographie réalisée par Teester).
  • La mise en avant de produit suscite l’envie d’achat après avoir visionné une vidéo -pour 90% (Thinkwithgoogle, 2019) et permet de découvrir de nouveaux produits pour ainsi créer un besoin secondaire chez l’utilisateur
  • 500 millions d’utilisateurs consultent des stories par jour (infographie Teester)
  • L’appareil mobile le support préféré pour regarder des vidéos (70% des vidéos sur YouTube étaient visionnées sur mobile en 2019)
  • Les vidéos sont le contenu de marque préféré des internautes selon une étude menée en 2020 par Animoto.

La liste des atouts de la vidéo pour les marques serait longue à énumérer tant les résultats liés aux vidéos sont concluants et que la vidéo influence le consommateur dans ses achats, suscite son attention.

Quel avenir pour les vidéos ?

Si nous revenons à aujourd’hui, avec l’arrivée d’Internet Très Haut Débit et de la fibre, le consommateur tend à avoir accès à ce qu’il veut le plus rapidement possible. Ce qui nous laisse penser que ces vidéos sous forme de storytelling, drôle et divertissante sur les réseaux de quelques minutes permettent de combler ce besoin d’être diverti rapidement. Ainsi, vous l’aurez remarqué les vidéos courtes sont de plus en plus plébiscités sur les réseaux sociaux avec les stories par exemple qui ont été intégré par l’ensemble des réseaux sociaux populaires (Snapchat, Instagram, Facebook, Twitter, LinkedIn et Pinterest), qui affirme le succès de ce format. À la fois très visionné et adapté au smartphone ce contenu à tout pour plaire aux utilisateurs. Le succès de TikTok sur ces 2 dernières années confirme également que le réseau social basé sur de la vidéo séduit et que les formats vidéo courts avec 60 secondes maximum (durée maximum d’une vidéo sur TikTok) plaît aussi.

Si nous reprenons une infographie réalise par Teester, que ce soit sur Facebook ou Instagram la vidéo est le format qui crée le plus d’engagement de la part des utilisateurs : https://teester.com/blog/infographie-video-social-media-les-chiffres-en-2020/

Le site PopCornVidéo nous révèle dans un article rassemblant plus de 140 statistiques sur la vidéo marketing que les vidéos les plus reliées durent moins de 15 secondes, elles sont 37% plus partagées que les vidéos de 30 secondes à 1 minute. Enfin, toujours selon cette même source, 45% des utilisateurs arrêteraient de regarder une vidéo au bout d’une minute et pour une vidéo de 2 minutes cela concerne 60% des visionneurs. Cela signifie que les marques annonceuses disposent d’un temps très restreint pour susciter l’attention du consommateur et mobiliser son intérêt pour le contenu.

Mon avis sur l’avenir des vidéos de marques

Nous avons pu le voir, les vidéos sont génératrices d’interactions de la part des utilisateurs, peut susciter l’impulsion d’achat ou encore développer de l’affectif pour la marque. Si je devais conclure sur l’avenir des vidéos dans les réseaux sociaux, je dirais que si on voit de plus en plus de marques diffuser des contenus animés que ce soit sur des formats courts ou un peu plus longs. Cela signifie probablement que ce moyen de communication est concluant, car il y a bien un aspect financier qui est mobilisé pour créer ce contenu. Quant à la durée des vidéos sur les réseaux sociaux, il ne faut pas oublier qu’une marque dispose de peu de temps captiver l’attention de l’internaute qui pourrait se retrouver très vite à balayer l’écran vers un autre contenu de marque. Comme nous avons pu le voir au travers de différentes études menées, la vidéo est source de confiance pour les internautes et créatrice de désir. Ainsi, ce format de communication s’avère être plus efficace qu’une fiche produit et plus attrayant. Pour en témoigner par vous-même je vous conseille de faire quelques recherches sur Youtube et de regarder le nombre de vidéo sur « les produits que TikTok m’a fait acheter ». On peut voir de plus en plus de marques présentes sur ce réseau social tant l’effet sur les ventes par une communication relayé via des vidéos peut s’avérer être un puissant levier à l’achat.

Concernant Instagram la fonction « Réels », apparue pour concurrencer TikTok, se révèle comme être un outil vidéo supplémentaire pour attirer les consommateurs à se divertir mais surtout à découvrir de nouveaux produits d’une marque en quelques minutes. Si Instagram développe autant d’outils vidéos sur sa plateforme comme les « Réels », les « IGTV » ou les stories, on peut supposer qu’au-delà de la pérennité et de différencier leur application, il s’agit d’un levier très intéressant pour les marques présentes sur la plateforme que ce soit en termes de ventes, d’engagements ou d’image de marque.

En illustrant avec l’exemple de Netflix France, on remarque que sur le panel d’outils développés par Instagram, 4 outils se destinent à la vidéo que ce soient les stories, les réels, les IGTV ou les filtres à appliquer, on remarque que la stratégie vidéo fait partie intégrante de la communication des marques sur Instagram.

Pour conclure, le succès de la vidéo a augmenté en parallèle que les débits internet s’amélioraient, rendant l’expérience utilisateur meilleure. Aujourd’hui un des arguments avancés avec la 5G et la fibre est certes le débit d’une manière générale mais surtout le temps de téléchargement d’une vidéo. On voit ainsi que la vidéo, en-dehors du milieu des réseaux sociaux et du marketing, est un argument utilisé dans le développement des technologies pour persuader les consommateurs de s’abonner.

Anaïs Lorent

Sources :

Informations diverses sur l’histoire des hébergeurs internet et l’arrivée de la vidéo :

https://www.01net.com/actualites/la-video-sur-internet-arrive-107543.html https://fr.wikipedia.org/wiki/Dailymotion

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dailymotion

https://fr.wikipedia.org/wiki/YouTube#Lancements_mondiaux

Historique de la vidéo :

https://www.directetproche.fr/lhistoire-de-la-publicite-digitale/

Statistiques sur la vidéo :

https://www.oberlo.fr/blog/youtube-statistiques

https://www.oberlo.fr/blog/statistiques-video-marketing

Statistique sur TikTok :

https://sensortower.com/blog/q4-2020-data-digest

Inforgraphie réalisé par Teester :

https://teester.com/blog/infographie-video-social-media-les-chiffres-en-2020/

Ressource complémentaire – Article du 19 juin 2007 lors sur le lancement de Youtube en France :

https://www.techadvisor.co.uk/feature/internet/google-launches-youtube-france-9772/

Hyper lien sur le monde (première partie d’article):

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/14/avant-youtube-la-galere-des-videos-en- ligne_4574531_4408996.html

COCA-COLA : Un changement d’image radical pour le géant américain du soda

0
© Capture d'écran Youtube - The Coca-Cola Co.
© Capture d'écran Youtube - The Coca-Cola Co.

Souvent considérée comme l’une des entreprises les plus polluantes au monde, Coca Cola vient de se lancer dans un ambitieux projet éco-responsable : des bouteilles en papier.

En effet, le géant du soda s’est associé avec l’entreprise danoise PaBoCo, et des scientifiques pour créer ensemble un nouveau concept de bouteilles Coca Cola, plus respectueuses pour l’environnement.
Cette nouveauté va débuter en Hongrie à partir du deuxième semestre, et être testé auprès de 2000 consommateurs.

En changeant leur emballage original, Coca Cola affirme complètement un changement d’image :
Premièrement, l’entreprise a été accusée récemment par Greenpeace d’être le premier pollueur plastique au monde avec 3 millions de tonnes de bouteilles produites chaque année.

Cette transformation radicale de packaging plus écologique permettra à l’entreprise de redorer son image de marque auprès des consommateurs, suite à ces accusations.

Deuxièmement, on observe une vraie tendance des produits et emballages plus naturels et plus simples depuis quelques années. Peu à peu, les industriels essaient de trouver des matériaux, ingrédients plus sains pour l’environnement et donc en adéquation avec les attentes des consommateurs. Ceux-ci sont de plus en plus conscients des problèmes environnementaux et notamment ceux causés par les emballages, ce qui entraîne alors une modification de leurs habitudes d’achats.

C’est ainsi que certaines marques ont commencé à développer des emballages innovants inspirés de la « green attitude » :
– Carlsberg fabrique des bouteilles de bière à partir de fibres de bois entièrement biologiques et recyclables sans polymère
– les bières Corona ont créé des anneaux porte-canettes qui sont produits uniquement à partir de fibres végétales biodégradables.

Grâce à sa notoriété, Coca-Cola peut tirer parti de son influence pour modifier le comportement des consommateurs. En s’inscrivant dans cette démarche, le leader du soda fait un grand pas en avant au point de vue écologique mais aussi concurrentiel ! Car si les fabricants de bière se sont mis à des éco-packaging, ce n’est pas le cas pour le moment pour les entreprises de soda et donc les concurrents de Coca-Cola.

Avant d’être mise en vente dans les GMS, cette bouteille en papier du futur va devoir recevoir les attestations nécessaires à sa commercialisation, comme tout autre emballage alimentaire, au regard des contraintes règlementaires de sécurité et de qualité.

C’est ainsi que seront menés différents tests en laboratoire afin de pouvoir évaluer le comportement de cette bouteille en papier au sein d’un réfrigérateur mais également ses qualités de résistance et de protection de la boisson en tant que telle.

Pour le moment, cette nouvelle bouteille n’est pas encore constituée en totalité de papier (le bouchon et le goulot sont toujours en plastique).


Les perspectives de Coca Cola ne s’arrêtent pas là. En effet, cette innovation s’inscrit dans l’engagement World Without Waste de Coca qui prévoit :

  • de réaliser une bouteille entièrement faite de papier et 100% biodégradable et donc de rendre ses emballages 100% recyclables d’ici 2025
  • d’utiliser 50% de matériaux recyclés dans ses bouteilles et canettes d’ici 2030

Article Coca

Pour continuer dans cette optique, Coca-Cola European Partners (CCEP) va investir 250 millions d’euros pour réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2040 : un beau projet d’avenir pour Coca Cola !

Sources :

• https://iletaitunepub.fr/2021/03/01/coca-cola-premiere-bouteille-en-papier/
• https://www.leparisien.fr/environnement/coca-cola-va-tester-des-bouteilles-en-papier-12-02-2021-633IQQMWSZCETJWWFUBRQC5VVU.php • https://www.youtube.com/watch?v=GWE0ppn58Tg&t=30s

La boutique phygitale de Lancôme

0

1) Présentation

Lancôme est le leader incontestable du marché des cosmétiques de luxe, mais c’est aussi une marque précurseuse qui a su mêler l’expérience client et le digital à la perfection. En effet, le 4 décembre 2019, il y a aujourd’hui un an Lancôme ouvrait pour la première fois ses portes. Si vous vous rendez au 52 avenue des Champs-Elysées, vous aurez la chance de rentrer dans la première boutique de la marque. Vous vous rendrez ensuite très vite compte qu’elle se distingue de la plupart des boutiques de l’avenue la plus prestigieuse au monde. Comme la décrit L’Oréal, c’est « une vitrine de ce que la technologie et le digital peuvent apporter à la beauté ». 

            D’une part le système de distribution des marques de luxe a évolué de manière spectaculaire en s’adaptant aux nouvelles innovations. D’autre part, les outils digitaux sont de plus en plus présent dans notre quotidien. Dans les années 1950, une marque de luxe ne disposait que d’un seul point vente dans le monde, si l’on souhaitait acquérir une de leurs créations, il fallait voyager. Par exemple, vous souhaitiez offrir un bijou Bulgari vous deviez vous rendre à Rome, cela apportait alors, plus de valeur au produit. Au fur et à mesure des années, les marques ont souhaité établir leur présence à l’étranger. Les partenariats à l’international, ce sont ainsi développés. Suite à leur croissance, les marques ont décidé de multiplier leurs points de vente dans les années 80. En parallèle, elles sont devenues disponibles en grands magasins. Au cours des années 2000, ces grands magasins ont eu du mal à suivre le rythme de croissance fulgurante des marques du luxe. La tendance a donc été au renforcement de la vente dans les propres points de vente de la marque. Une stratégie qui fait écho à la citation de Bernard Arnault : « Si vous contrôlez votre distribution, vous contrôlez votre image ». 

            Un nouveau défi s’est imposé aux grandes marques ces dernières années : la présence en ligne et la digitalisation de l’expérience client. Le groupe L’Oréal, propriétaire de Lancôme, a su relever ces défis haut la main, grâce à la vision de son PDG Jean Paul Agon, qui annonçait dès 2010 des investissements majeurs dans les nouvelles technologies. Ainsi, un plan digital à l’échelle du groupe a été mis en place et dirigé par Lubomira Rochet. L’objectif n’était pas dématérialisé l’ensemble des points de vente, mais au contraire d’aller concrètement vers l’omnicanalité en s’implantant par exemple chez le leader des e-retailers chinois T-Mall et en développant les outils digitaux au sein des boutiques et lieux de vente physiques. 

L’exemple de Lancôme est d’autant plus intéressant, car la boutique se démarque par un univers immersif qui joue avec le digital. 

            Tout au long de l’article, nous évoquerons la stratégie de Lancôme et l’importance pour le secteur du luxe de se tourner vers le digital et de créer une véritable expérience client. Après tout, comme le dit le PDG de Cartier, Cyrille Vigneron : « Le luxe, comme l’art, est un ‘superflu nécessaire’ : nous n’en avons pas besoin, mais nous y aspirons parce qu’il rend la vie belle. » Le luxe est intimement lié à l’expérience et à la valeur hédoniste qu’elle nous apporte. Le luxe se base sur la fierté que nous avons de les porter. 

2) Analyse de l’environnement

Pour mieux comprendre les points forts et les barrières de la marque, nous avons réalisé un SWOT de nombreuses analyses internes et externes ont déjà étés réalisés sur cette marque de cosmétique de luxe, nous les avons donc croisées pour ne récupérer que les informations importantes.

Après avoir établi le SWOT, nous pouvons en croiser les éléments à fin d’établir les facteurs clés de succès pour Lancôme. 

Lancôme a donc fait preuve d’une stratégie digitale avant-gardiste. En 1999, la marque lançait un site e-commerce aux Etats-Unis, en mai 2010, elle développait une application. L’Oréal et notamment sa marque phare, maîtrisent le digital et ont l’avantage d’avoir plus d’expérience que leurs concurrents dans ce domaine. L’expertise digitale développée est un de leurs atouts incontestable qui permet à la marque de maintenir sa place au rang des leaders de la cosmétique.

On remarque cependant que leur positionnement ne leur permettait pas d’atteindre les Millénials et la Génération Z, qui sont pourtant les plus présents en ligne. Un des axes d’amélioration serait donc d’inclure le digital au cœur des prochaines stratégies de lancement afin de rajeunir le cœur de cible. Ce type de stratégie a déjà été observé lors de leur dernier lancement du parfum : Idôle. En effet, le but de ce lancement était de faire connaître la marque aux 18-30 ans dans le but de rajeunir la cible de la marque. Pour cela, c’est la jeune actrice de 24 ans, Zendaya, qui a été choisie pour représenter le parfum. Le ton, la musique (Unstoppable – Sia), les couleurs (rose)et le slogan utilisé : « Le parfum des femmes qui vivent leurs rêves en grand. Une nouvelle génération de femmes conquérantes, audacieuses et inspirantes. Leaders de demain, le ciel n’a pas de limite pour elles. Une invitation à devenir sa propre idôle et ouvrir la voie aux autres. » La vidéo publicitaire a principalement été diffusée sur Instagram et YouTube permettant à la marque de toucher une population plus jeune que pour les précédents parfums.

            Le mode de distribution d’une marque de luxe de l’envergure de Lancôme est surprenant. En effet, la marque ne disposait d’aucune boutique jusqu’à décembre 2019. Les produits sont revendus sur Internet et dans de grands magasins, en adéquation avec l’image que souhaite transmettre la marque, comme Galerie Lafayette ou encore le Bon Marché. Ce mode de distribution porte ses fruits, mais rend Lancôme dépendante de ces magasins. Il est rare que des marques de luxe de cette notoriété ne disposent pas de leurs propres boutiques. Des poinst de ventes dans lesquelles elles peuvent présenter leur univers et ne pas être en concurrence directe avec les autres marques. En effet, chez Sephora, vous trouvez le stand Lancôme se situant à deux pas de Dior ou Estée Lauder. 

Lancôme, en ouvrant son Flagship réalise un premier test qui lui permettra de déterminer s’il est pertinent d’en ouvrir dans les autres pays et permet à la marque de s’installer sur la plus belle avenue du monde. Il est important pour une marque comme Lancôme de détenir ses propres boutiques, dans lesquelles elle peut contrôler son image. Rappelons que dans le secteur du luxe, les clients aiment particulièrement acheter dans des boutiques physiques, il aime être accompagné et conseillé par un vendeur.

            Lancôme face à la crise du COVID-19 peut une nouvelle fois profiter de sa puissance digitale. La marque était largement préparée à la vente de parfums en ligne. Les multiples confinements lui ont permis de prouver une fois encore sa solidité sur le marché de la cosmétique et la force de ses avancées technologiques notamment via le conseil en ligne sur le site de la marque. À l’avenir, lobjectif pourrait être de devenir la marque de parfum la plus vendue en ligne. 

            Un dernier axe d’amélioration serait de proposer davantage de produits naturels au vu de la demande croissante de la part des consommateurs. Il est vrai que Lancôme, comme beaucoup d’autres marques de parfum de luxe très connue, ont du mal à proposer des produits naturels et laissent place aux plus petites marques et aux start-ups qui s’imposent sur ce marché. Le groupe L’Oréal investit d’importantes sommes en Recherche et Développement, ce qui profite notamment à Lancôme. Cet avantage permet aux marques du groupe d’innover, de maintenir leurs places sur le marché voire de devenir pionnières sur un segment. Lancôme doit utiliser ces outils et orienter ses recherches vers les produits naturels. Elle pourra par la suite grâce à sa notoriété, en faire un axe majeur de sa communication.

Si l’une des faiblesses de Lancôme est de ne peut pas proposer de produits pour les hommes malgré la demande grandissante, ce serait une erreur d’y remédier en développant une gamme pour Hommes. La raison est simple, ce n’est pas le positionnement actuel de la marque et c’est un processus périlleux qui risque d’affaiblir l’identité de la marque sur laquelle repose toutes les gammes existantes. Thompson ancienne vice-présidente du marketing digital définit Lancôme comme une marque qui « offre un point de vue unique sur la beauté de la femme. La marque est associée à la compréhension de la beauté au féminin. Lancôme revendique une certaine idée de la féminité éternelle, intemporelle, « à la française ». En somme, s’orienter vers les hommes représenterait une vraie perte de positionnement. 

3) Modalités de distribution

Très récemment, Lancôme a décidé d’ouvrir les portes de son tout premier flagship. Un flagship store a pour objectif la reconnaissance et une adhésion plus forte de la marque par la clientèle. C’est un magasin en générale théâtralisé destiné à promouvoir la marque dans un endroit jugé pertinent et majeur dans le monde entier. En l’occurrence, cette nouvelle boutique est situé avenue des Champs-Elysées. C’est un choix stratégique, cette avenue représente le chic et l’élégance à la Française. L’affluence (hors période du covid) y est importante. L’avenue représente aussi un point de passage incontournable pour les touristes qui visite la capitale. 

Avoir sa propre boutique permet de travailler minutieusement le merchandising et permet ainsi de contrôler l’image de la marque.

Ce point de vente a aussi une deuxième fonction, au premier étage, il est possible d’accéder à l’espace soins, comme dans un institut de beauté. Il suffit de prendre rendez-vous au préalable sur Internet. L’un des inconvénients d’un canal court sont les frais de communication élevés. 

Le flagship n’a ouvert ses portes que très récemment, en décembre 2019. Il s’agit de la seule boutique physique de la marque. On peut donc se demander comment Lancôme vend ses produits en dehors de ce point de vente. Une des parties les plus importantes de leurs ventes s’effectue dans des grands magasins qui pratiquent le shop-in-shop (magasin dans un magasin). « Un shop in shop est au sens strict un espace dans un point de vente qui est réservé à une autre enseigne. Cet espace peut être parfois autonome et comporter ses propres caisses comme pour les corners des grands magasins. » Lancôme est notamment présent aux Galeries Lafayette, au Bon Marché, au Printemps ou encore chez BHV Marais. Dans ces magasins, les marques rivalisent afin d’obtenir le meilleur corner en terme de visibilité et d’expérience client. Ainsi, aux Galeries Lafayette, vous trouverez un corner Lancôme. 

On retrouve aussi les produits Lancôme chez Sephora, Nocibé ou Marrionaud. Le choix des produits est le même dans toute la France, et même à l’étranger. L’avantage de cette stratégie est qu’elle permet la régularisation du stockage, une couverture géographique plus large et elle réduit les coûts de transports. Les inconvénients comportent les marges prélevés par les intermédiaires et une certaine perte de contrôle par les marques sur la manière dont sont mit en avant leurs produits. Si nous prenons l’exemple de Sephora, il y a un vrai travail de collaboration avec les marques. Cependant, Sephora appartient à LVMH, l’enseigne aura donc tendance à mettre en valeur les marques du groupe telle que Dior ou Guerlain.

Il est important de noter que cette année au vu des circonstances exceptionnelles, Lancôme a également pratiqué le click & collect dans sa propre boutique ainsi que chez ses revendeurs. 

Nous avons vu que Lancôme a une stratégie digitale assez puissante, elle vend aussi à distance. Concernant la vente en ligne, les produits sont commandés sur Internet et livrés par les moyens classiques de distribution physique. En 2007, on comptait 27 millions d’acheteurs en ligne, en 2019, ils sont 39 millions.

Rappelons encore une fois que Lancôme appartient à L’Oréal, leader de la cosmétique et acteur historique du travel retail. Ainsi, il est possible de retrouver les produits de la marque dans tous les grands aéroports. Il est aussi possible de s’offrir un produit Lancôme à bord des avions.

4) Choix Stratégiques

L’avènement du digital : un défi que Lancôme s’est imposé avant les autres.             

Pour pallier l’absence de boutique propre, Lancôme pris la décision de créer un flagship sur les Champs-Elysées. Mais ils souhaitaient que leur point de vente se démarque et soit cohérent avec l’époque que nous vivons. Ils ont donc joué une de leurs meilleures cartes : leur expertise digitale. Le site de l’Oréal explique que l’idée était de créer « une vitrine de ce que la technologie et le digital peuvent apporter à la beauté. ». Et c’est un pari réussi, ils ont réussi à repenser l’expérience client. Le consommateur en visitant la boutique découvre les dernières innovations en matière Beauty tech de la marque. « Sur les quelque 300 m2 de la boutique, les visiteurs ont la possibilité de tester services et produits de beauté inédits rendus uniques par la technologie. L’objectif : offrir une expérience immersive et personnalisée. » Ce flagship repose donc sur deux notions : les innovations technologiques et digitales et la personnalisation qui est accoure des services proposés. Nous vous invitons à plonger dans l’univers de Lancôme : bonheur, générosité, féminité, l’affirmation de soi ou encore la confiance sont au rendez-vous. Montez avec nous à bord du « navire-amiral parisien de Lancôme » à fin de découvrir les différentes animations. 

À l’entrée vous trouverez l’espace « Joy of Now » un pop-up éphémère qui est amené à être redécoré  5 fois par an. Cette animation est à la fois physique mais aussi digitale. En effet, un mur digital se trouve à ce niveau, ce mur tactile fait apparaître des pétales de rose lorsqu’on le touche, il permet aussi de se prendre en photo et de recevoir cette photo directement dans vos mails. 

Derrière vous, vous trouverez un large espace consacré au parfum. Autour d’une magnifique table ronde disposée sous un impressionnant lustre en cristal, vous retrouverez tous les parfums Lancôme dont leur best-seller « la Vie est Belle ». Il est également possible de recharger leur tout dernier parfum « Idole », un parfum au design atypique. Le flacon est plat et extrêmement fin, on peut même lui offrir une coque, un clin d’œil de la marque envers le produit mythique du 21èm siècle : le smartphone. Attention, cette similitude n’a pas été confirmé par la marque, le débat est ouvert. 

En continuant vers le fond du magasin, vous trouverez « le retail lab », l’occasion de découvrir des collections uniques de la marque. Avec la possibilité de participer à des masters classes animées par des professionnels de la beauté. L’espace « Sharing Table » est l’animation maquillage vous pourrez y essayer les rouges à lèvres, les fards et tous les autres produits make-up de la marque. Une animation encore à la croisée du réel et du virtuel, car vous y trouverez des tablettes pour des tests beauté virtuelle en réalité augmentée. Une équipe d’experts est présente pour vous accompagner tout au long de l’expérience. 

Les animations dont les clients de la boutique parlent le plus sont sans doute : « Shade Finder », « le Teint Particulier » et « Youth Finder ». Le premier, vous permet de trouver la juste teinte, cette technologie fait la différence entre 20 000 carnations. Le deuxième donne la possibilité de créer un fond de teint personnalisé, 72 000 combinaisons sont possible. Le dernier offre un diagnostic complet dans le but de définir une routine skincare personnalisée à chaque type de peau. 

Le magazine relation client souligne qu’au deuxième étage se trouve un institut de beauté spa. Il est nécessaire de réserver en ligne pour avoir accès à ces consultations privées. C’est également à cet étage qu’on vous aidera pour trouver la fragrance Lancôme qui vous ira le mieux. 

Lorsque vous arriverez à la fin de votre parcours, on vous offrira une rose confectionnée sous vos yeux par une imprimante 3D. L’équipe offre aux visiteurs « l’emballage et la personnalisation de leurs cadeaux parfumés grâce à l’imprimante UV permettant d’imprimer n’importe quelle illustration ou message sur le produit choisi ». Vous pourrez également faire graver n’importe quel message sur un parfum que vous souhaitez offrir. 

Après analyse du point de vente, on peut définir comme « phygital ». Le concept repose sur la digitalisation du point de vente. Les technologies font partie intégrante du parcours client et se fondent au cadre physique, un exemple parlant, ce sont les bornes que vous trouvez désormais dans tous les McDo pour commander. Tout au long de la visite, les supports digitaux et physiques sont alternés souvent complémentaires. On parle d’hybridation. Les consommateurs vivent à travers le flagship Lancôme une toute nouvelle forme d’expérience de consommation : l’expérience phygitale. Ce terme a été inventé en 2013 pour désigner le mariage du réel et du virtuel.             

Pour conclure, nous pouvons mentionner les mots de Sihame Haddad, la directrice adjointe de la boutique : « Ici, nous voulons partager un moment de bonheur avec nos clients. Notre objectif est de créer un effet spectaculaire dans le magasin pour faire vivre une expérience immersive et unique aux visiteurs. Le « 52 Champs- Élysées » doit devenir l’adresse beauté emblématique pour les Parisiens et les touristes du monde

5) Confrontation à la littérature

Extraits tirés de : Chevalier, M. & Gutsatz, M. (2019). Chapitre 2. Les produits de luxe se vendent-ils encore en magasin ?. Dans : , M. Chevalier & M. Gutsatz (Dir), Luxe & Retail à l’ère du digital (pp. 39-57). Paris: Dunod.

Pour appuyer notre étude nous analyserons le chapitre 2, du livre « Luxe et Retail à l’ère du digital ». Ce chapitre s’intitule « Les produits de luxe se vendent-ils encore en magasin ? ». Il aborde la question des différents mode de distribution dans le secteur du luxe.

Nous souhaitons confronter des extraits de cet ouvrage avec la stratégie de distribution de la Maison Lancôme. Ainsi, nous choisirons 5 passages pertinents que nous commenterons.

            « Il faudrait aussi distinguer deux cas de figure : quand un client achète une montre Cartier aux Galeries Lafayette, il sait qu’il fait son achat dans un point de vente n’appartenant pas à la maison Cartier. Mais s’il réalise ce même achat dans un point de vente exclusif et monomarque Cartier, il a le sentiment de se trouver « chez Cartier »

Ces quelques lignes font entendre qu’un client se rendant dans la boutique appartenant à une maison de luxe, se sentira plongé dans l’univers de la marque. Il aura peut-être même l’impression d’être dans un lieu historique et le sentiment d’être privilégié d’y accéder. De plus, le service dans un point de vente exclusif notamment de luxe est en général bien plus travaillé que dans les grands magasins. Il était temps pour Lancôme d’être propriétaire de sa propre boutique et d’accueillir comme il se doit ses plus grands fans. À travers l’expérience exceptionnelle et immersive qu’ils ont développée, ils attireront de nouveaux clients. Certains secteurs n’ont pas forcément besoin de boutique exclusive, par exemple pour les marques de dentifrice ça n’est pas une nécessité. Mais dans l’univers du Luxe qui se base sur l’expérience client, l’hédonisme, le spectaculaire et le storytelling, c’est important. Certaines marques de luxe font partie de l’Histoire, leurs boutiques sont des temples, pensez à Chanel ou Dior. 

            « Mais pour compliquer le sujet, depuis vingt ans, un autre phénomène est apparu : celui de la numérisation de l’économie et de la distribution physique des produits. Certaines entreprises de luxe qui avaient le contact direct avec les clients « finaux » ont développé des plateformes de vente online qui se sont avérées très efficaces. On peut estimer qu’aujourd’hui, ces ventes numériques (directes ou indirectes) représentent 10 % du chiffre d’affaires d’une entreprise de luxe vendant aux clients finaux (comme les grandes marques de mode) et qu’elles pourraient atteindre 25 % en 2025. »

Ce point souligne la pertinence de vendre en ligne. Certes, il faut être présent de manière physique spécifiquement dans le secteur du luxe. Mais à notre ère digitale, il est « vital » de savoir vendre en ligne. Les organisations doivent recruter des équipes digitales composées d’experts, qui sauront rendre visible et attractif le site. Le site de la marque doit être développé de manière à pousser l’internaute à ajouter des articles au panier et à passer l’acte d’achat. Chaque page doit être optimisée, étudiée et le parcours client doit être fluide et sans embûche. Lancôme a lancé son premier site e-commerce pour vendre aux Etats-Unis en 1999, peut-être sans se douter de l’avance qu’il prenait. Aujourd’hui, c’est l’une de leur force. 

La crise du COVID-19 a montré l’importance d’être présent sur le net. L’épidémie a poussé de nombreuses entreprises à se digitaliser, des fois contre leur grès. 

            « Un autre système qui a connu durant cette période une importance considérable est celui des grands magasins. Ils ont su développer le concept de shop in shop, c’est-à-dire qu’ils fournissent un emplacement où une marque va pouvoir créer son concept particulier avec ses couleurs, son logo et sa décoration habituelle. La marque sera libre de créer le décor qui lui convient. Les shop in shop sont en fait une autre forme de la franchise décrite plus haut, qui permet une mise en place accélérée d’une marque dans une ville ou dans un pays : qui n’a pas rêvé d’un shop in shop chez Bergdorf Goodman ou chez Sak’s Fifth avenue à New York ? C’est toujours possible si les performances de la marque à Paris ou à Londres sont encourageantes et si le projet d’implantation aux États-Unis est convaincant. »

Ici, est expliqué le concept de shop in shop. Un autre mode de distribution que Lancôme utilise énormément, si ce n’est le mode de distribution principale. Les avantages sont nombreux, ils permettent aux marques d’être présent partout sans ouvrir de boutiques. Via ce mode de distribution, ils économisent beaucoup de frais. Alors que le corner est présent dans une entité plus grande, cela ne les empêche pas de créer leur univers. Au contraire, comme l’explique l’ouvrage dans chaque corner, la marque exprime son concept à travers son code couleur, ses visuels ou encore la décoration. Les clients reconnaissent directement les marques. L’un des inconvénients est la proximité de la concurrence. À tout moment, le consommateur peut charger d’avis. 

            « Face aux petites parfumeries individuelles se sont créés quatre empires : Sephora d’abord, dont le chiffre d’affaires en 2018 dépasse les 8 milliards d’euros et qui bénéficie de positions très fortes en Europe, aux États-Unis et en Asie. Sephora distribue les principales marques de parfums et de cosmétiques sélectives, mais développe aussi ses propres produits sous sa marque qui sont estimés représenter 24 % des bénéfices opérationnels. Marionnaud, ensuite, lié à la chaîne asiatique Watson’s, laquelle est très puissante en Chine et dont le chiffre d’affaires consolidé, pour toutes ses activités, atteint 15 milliards d’euros. Dans l’ensemble, ces groupes disposent aujourd’hui de presque toutes les grandes marques de parfums et de cosmétiques. »

Si vous vous rendez chez Sephora ou Marionnaud, il ne vous faudra que quelques minutes pour trouver les produits Lancôme. L’extrait met en lumière l’ampleur de l’empire Sephora. Ne pas être distribué dans cette enseigne serait une terrible erreur stratégique. Qui pour Noel, la fête des mères ou encore la St Valentin ne s’est jamais rendu chez Sephora ? Etre présent dans les enseignes tels que Sephora, Marrionaud et Nocibé permet comme pour les grands magasins d’être présent partout et d’être là ou le consommateur sera. Une marque de parfum  faisant le choix d’être distribué, chez Sephora, fait le choix de rencontrer le client.

            « Le chiffre d’affaires réalisé en travel retail a été de 57 milliards d’euros en 2017, dont presque 36 % pour les parfums et cosmétiques (24,5 milliards) et 17 % pour les vins et spiritueux (11,4 milliards). »

Cet extrait donne des chiffres qui laisse penser qu’il est évident pour une marque de parfum et cosmétiques d’être présent dans les aéroports. Un modele dont Lancôme et l’Oréal ont compris il y a bien longtemps la nécessité. Cependant, la crise inattendue du COVID-19 vient terriblement affecté ce mode de distribution.

6) Recommandations et limites

À l’heure actuelle, il est judicieux pour la marque d’ouvrir d’autres boutiques exclusives similaires à celle du 52 avenue des Champs-Élysées. L’idée est de développer un véritable réseau dans le monde entier à l’image des boutiques Dior. Dans toutes les villes phares comme Londres ou New York une boutique Lancôme devrait être prête à accueillir les consommateurs pour une expérience inédite. 

Une première limite se pose au niveau des coûts, une telle boutique à la pointe de la technologie est très cher à financer. Il faudrait également analyser les chiffes de la première boutique pour avoir une idée de son rendement. Cependant, avec la crise sanitaire, la boutique n’a pas pu être ouverte très longtemps. Il est donc délicat et compliqué de juger la réussite de la création de cette boutique et donc de planifier de nouvelles ouvertures. 

Tout le monde sait que l’on peut trouver les produits Lancôme chez Sephora ou encore aux Galeries Lafayette. Mais peu de gens connaissent, la toute nouvelle boutique Lancôme. Il est donc nécessaire de communiquer plus activement sur son ouverture inédite, son existence et sur tous les trésors qu’elle renferme. Car au niveau des services qu’elle propose, les passionnés de beauté ne pourront pas se plaindre. La boutique peut presque être comparée à une attraction.  La clientèle et cible de Lancôme assez âgé, pourraient se montrer très enthousiastes à l’idée qu’il existe enfin une boutique Lancôme. Mais il existe un risque qu’elles soient déçues en découvrant autant de supports digitaux dans le point de vente. Peur être que ces clientes désirent se rendre sur place exprès pour s’éloigner du monde on-line et des écrans, au final elles ne trouveraient pas ça très dépaysant. C’est une limite à prendre en compte. 

Caroline Hocini

Article de recherches :

Chevalier, M. & Gutsatz, M. (2019). Chapitre 2. Les produits de luxe se vendent-ils encore en magasin ?. Dans : , M. Chevalier & M. Gutsatz (Dir), Luxe & Retail à l’ère du digital (pp. 39-57). Paris: Dunod.

Article de presses :

https://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Notre-strategie-digitale-est-tres-offensive-37559-1.htm

https://www.lancome.fr/immersive-address-services/

https://www.lesechos.fr/industrie-services/mode-luxe/lancome-ouvre-une-boutique-de-prestige-sur-les-champs-elysees-1153534

https://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Notre-strategie-digitale-est-tres-offensive-37559-1.htm

Le Dropshipping, un premier pas dans le e-commerce

1
Dropshipping
Dropshipping

Depuis quelques années, une nouvelle solution pour faire du e-commerce se développe, le “dropshipping” (en français la « livraison directe »). Le dropshipping fait beaucoup parler de lui sur internet. Entre arnaques, formations et influenceurs, l’image du dropshipping est souvent dégradée. Les consommateurs se méfient de plus en plus, car certains vendeurs n’hésitent pas à flirter avec l’illégalité. Cette vision du dropshipping reste la partie émergée de l’iceberg, alors qu’en est-il de la partie immergée ? Comment se lancer dans le e-commerce avec le dropshipping ? Comment créer son entreprise et développer des compétences dans ce domaine ? Est-il possible de lancer un vrai business ? Je vais aborder toutes ces questions pour y répondre au mieux.

En quoi consiste le dropshipping ?

Il existe de nombreuses façons de faire du e-commerce et le dropshipping en fait partie. Cela consiste à créer un site marchand, généralement depuis une plate-forme de commerce électronique en mode SaaS, comme par exemple “Shopify”, et de proposer plusieurs produits, la plupart du temps orientés dans la même niche. Les produits sélectionnés proviennent généralement d’un fournisseur présent sur une marketplace (Aliexpress, Alibaba ou bien encore Amazon).

Pendant la création du site, il convient de retravailler l’image du produit, d’améliorer la fiche produit et de proposer de meilleures photos ou vidéos, avec l’objectif de rendre le produit plus attractif et de créer une image de marque autour de notre site et de nos produits.

Une fois la création du site terminée, il reste maintenant à créer des publicités sous différents formats (videos ou photos) qui seront par la suite publiés par différentes régies publicitaires, comme par exemple “Facebook Manager” ou bien “Google Ads”. Il est important de préciser que ces publicités sont payantes et que cela peut représenter un coût important au début de l’activité. Il est donc nécessaire de prévoir un budget pub pour commencer.

Une fois les annonces publicitaires en ligne avec un ciblage correspondant à vos produits, les prospects arrivent directement sur votre site où ils peuvent ensuite passer commande. Quand cette dernière est réalisée, l’argent arrive sur votre compte bancaire et la commande est automatiquement envoyée à votre fournisseur qui se chargera de la suite.

Ce dernier s’occupera d’expédier le colis directement chez votre client et il vous restera à gérer le service client et après-vente. C’est votre fournisseur qui s’occupe du stock. Comme vous l’avez compris, le principe est de récupérer une marge, entre le prix d’achat chez votre fournisseur et le prix de vente sur votre site.

Tout d’abord vient l’idée du projet, avec une niche de produits que vous avez envie de vendre et que vous jugez attractive sur son marché. Ensuite il faudra élaborer un projet de A à Z et se former pour le réaliser au mieux.

Statut juridique

Il est ensuite nécessaire de créer une entreprise pour pouvoir vendre sur internet, la micro-entreprise est la plus adaptée à cette activité. Celle-ci vous permettra de vendre légalement et de profiter d’un statut professionnel, mais cela implique aussi des obligations, comme tenir une comptabilité et verser un pourcentage de votre chiffre d’affaires à l’URSSAF. C’est pourquoi il est important d’ouvrir un compte bancaire professionnel dédié à votre activité.

Solution technique

http://www.shopify.com

Vient ensuite la création du site marchand où vous devrez choisir une plateforme e-commerce.

Personnellement, je vous conseille “Shopify” qui est à mon avis la plate-forme la plus adéquate au dropshipping. Notamment pour sa simplicité d’utilisation mais également pour les nombreuses options et applications disponibles pour gérer votre clientèle, vos statistiques, vos relations avec vos fournisseurs ou bien encore l’utilisation d’outils pour personnaliser votre site.

Le choix des fournisseurs

En parallèle, il faut trouver un fournisseur fiable, avec qui vous pourrez travailler sans inquiétude avec des produits de qualité et des délais de livraison courts. Pour débuter, c’est souvent sur Aliexpress que l’on trouve son fournisseur, il sera donc nécessaire de vérifier sa notation, de le comparer avec d’autres, de le contacter et de commander pour être certain de la qualité et de la livraison. Il est donc important de commander le produit à l’avance. En plus, cela vous permettra de mieux connaître votre produit mais aussi de réaliser de nouvelles photos ou vidéos qui seront utiles à votre site et à vos publicités.

La valorisation de l’offre

En fonction de votre niche et de votre positionnement, il vous faudra sélectionner une ou plusieurs régies publicitaires pour diffuser vos annonces. Les plus intéressantes sont “Google Ads” et “Facebook Business Manager” où vous devrez créer des comptes et vous n’aurez plus qu’à élaborer vos publicités, avec un bon ciblage, un texte marketing qui présentera votre produit et votre offre puis une vidéo ou photos professionnels.

L’objectif est de se démarquer de la concurrence, en donnant envie au prospect d’acquérir votre produit, en l’achetant sur l’instant.

A titre d’information, sur “Google Ads” vous payez au clic sur votre annonce (quelques centimes par clic en fonction de votre budget) et sur “Facebook Manager” vous définissez un budget quotidien et ainsi votre annonce sera diffusée en fonction de celui-ci. Il n’est pas forcément intéressant de débuter avec un budget conséquent, mais plutôt de commencer avec seulement quelques euros par jour et ensuite de l’augmenter quand vous commencerez à réaliser vos premières ventes.

Le SEO (Optimisation pour les moteurs de recherche) est aussi à prendre en compte pour amener des prospects gratuitement sur votre site. A long terme, il est plus intéressant d’instaurer une technique SEO sur votre site. Toutefois, le référencement naturel ne remplacera pas l’efficacité de la publicité payante au début de votre projet. Dans le cadre d’un projet à long terme, comme la création d’une marque, le SEO est un élément obligatoire !

La relation avec les clients

Lors de votre activité, il faudra également s’occuper du service après-vente et du service client. C’est un des points les plus importants pour favoriser l’image de votre marque et être professionnel. La satisfaction de vos clients doit être la première de vos préoccupations. Il faut donc envoyer des e-mails à vos clients pour les tenir informés de la livraison, répondre à leurs questions par e-mail ou par téléphone, et s’occuper des remboursements si cela est nécessaire.

L’importance de l’auto-formation

Vous avez compris le principe et les grandes lignes du dropshipping ! Il est cependant très important de se former avant de se lancer mais aussi de se former pendant son activité. Avant de débuter il est nécessaire de connaître l’ensemble des outils comme Shopify, Facebook Manager ou bien encore Aliexpress, pour bien les maîtriser. Le dropshipping évolue régulièrement, il faut donc s’adapter aux nouvelles techniques et outils disponibles.

Pour se former gratuitement, il existe de très nombreuses vidéos sur internet, avec des tutos à chaque étape de votre projet. Vous trouverez également quelques livres très intéressants qui vous apporteront des connaissances et la maîtrise du sujet : Dropshipping se lancer et réussir en e-commerce, Eric Ibanez, édition DUNOD.

Je pense avant tout que la clé de la réussite se trouve dans la motivation. C’est avec votre motivation, votre détermination et avec les objectifs que vous vous serez fixés au début de votre projet, que vous arriverez à réussir dans ce domaine. Les échecs sont très courants, mais il est primordial d’apprendre de vos erreurs, d’analyser ce qui a pu fonctionner ou non, pour persévérer et réussir.

Les opportunités du dropshipping

Le dropshipping permet de vendre ce que l’on veut, de n’importe où et à qui l’on veut. En effet, avec ce business, vous avez la possibilité de créer n’importe quel site et de proposer une multitude de produits. Vous pouvez ensuite vendre partout dans le monde, en traduisant votre site et en paramétrant les ciblages publicitaires pour vendre dans tel ou tel pays. Les possibilités sont donc très étendues, ce qui offre une réelle opportunité. Si votre premier site fonctionne, vous avez donc la liberté de vendre dans un nouveau pays ou encore de créer de nouveaux sites avec de nouveaux produits.

Avec le temps vous pourrez mettre de côté un capital financier qui vous permettra de travailler avec des “agents” directement en Chine, qui s’occuperont pour vous de négocier les prix directement à l’usine et d’insérer vos logos sur le packaging du produit, si vous souhaitez créer une marque.

Le principe du dropshipping est que vous n’ayez pas de stocks à gérer, cependant si un de vos sites fonctionne bien, vous pourriez même faire du stock et vous occuper vous même d’expédier les colis à vos clients pour accélérer les délais de livraison, car nous vivons dans une société où tout doit être rapide. Les clients d’aujourd’hui n’apprécient plus d’attendre trop longtemps.

Le dropshipping est accessible à tous et les opportunités sont nombreuses. C’est une expérience professionnelle enrichissante qui vous permettra de découvrir l’univers du e-commerce. Cependant il ne faut pas prendre cette activité à la légère, mais comme un vrai métier. C’est avec une bonne formation et une bonne maîtrise de l’ensemble des outils nécessaires, ainsi qu’une réelle motivation et des objectifs que vous vous serez fixés, que vous arriverez à réussir dans ce domaine. C’est un business qui peut être illimité si l’on s’en donne les moyens.

Le 07.03.2021

Tom Baudon

Étudiant en DUT Techniques de Commercialisation à Périgueux.

Burger King, le roi de la com’

0

Burger King, c’est un début de développement en France en 2012 avec seulement 12 restaurants. Huit ans plus tard, c’est plus de 350 Burger King comptabilisés en France. Pour expliquer une telle croissance, nous allons nous intéresser sur ce qui les caractérise et qui participe grandement à leur succès à l’international : leur identité en communication.

Burger King a réinventé la manière de communiquer, ils ont su s’approprier les codes des réseaux sociaux, avec des campagnes publicitaires drôles et décalés.

Avec de telles communications, Burger King sait comment enflammer Twitter et provoquer des réactions en chaîne. Cette campagne de pub réalisée en partenariat avec l’agence Buzzman a fait beaucoup parler d’elle, pour sa fraîcheur et son originalité. Un coup de maître de l’enseigne.

Mais cette campagne est loin d’être une exception, car le roi du burger ne s’est pas contenté de ceci.

Arrêtons-nous dans un premier temps sur une communication incitant à la solidarité, qui, et c’est peu de le dire casse les codes habituels.

En effet, vous n’apprendrez rien si on vous dit que la crise sanitaire actuelle est lourde de conséquences en tout point sur tout type de secteurs. La restauration rapide n’y échappe pas, mais Burger King nous montre une nouvelle fois qu’elle est également à l’origine d’un élan de solidarité généralisé. Vous voulez en savoir plus ? Regardons un communiqué supplémentaire.

Vous ne rêvez pas ! Burger King offre une pub gratuite à l’ensemble de ses concurrents et notamment McDo. On peut y voir là dans un premier temps une bonne mentalité à encourager, mais il serait réducteur de s’arrêter ici.

Burger King n’est pas une association caritative ! Et oui cela reste avant tout de la communication et de la bonne publicité pour son image de marque. On peut ajouter que Burger King semble se placer comme le  » grand frère  » qui vient aider généreusement son  » petit frère  » dans le besoin à travers ce « Commandez chez McDo ».

Une manière très bien pensée que se placer dans le camp des gentils tout en se positionnant comme l’un des leaders de ce marché

Une stratégie de communication « positive » donc, mais cette stratégie n’est pas toujours celle choisi par la marque…

En Belgique, ils ont enflammé la presse en 2017 lors d’une nouvelle campagne visant cette fois à accompagner leur lancement dans le pays. Pour cela, ils ont encore visé juste et ont su faire parler d’eux.

Une campagne qui peut prêter à sourire, mais qui n’a pas été du goût de tout le monde puisque le principal concerné, le roi Philippe, a obligé la marque a arrêter sa campagne, malgré sa victoire à ces fameuses élections 51 % en sa faveur contre 49 % pour le fast-food américain.

Burger king « abdique » sur un ton léger, en retirant par ailleurs le terme « king » de leur logo. Mais ils auront surtout réussi à faire parler d’eux une nouvelle fois malgré avoir enfreint les règles en employant l’image du roi, sans autorisation ni demandes préalables.

Plus récemment encore l’enseigne a réalisé un énième coup de génie. Sur Twitch cette fois-ci, une plateforme de streaming à travers laquelle des créateurs peuvent diffuser du contenu en direct, lors de ce qu’on appelle des lives. Pendant ces lives les spectateurs ont la possibilité de faire des dons pour faire passer un message lu par le créateur et visible par l’ensemble des « viewers ».

Burger king a su y voir une opportunité… En effet sous le pseudonyme de « King of stream », des dons de 5 € à une quantité importante de « streamers » ont été réalisés, or vous vous en doutez maintenant chacun de ces dons ont permis de passer un message publicitaire à l’enseigne visualisé par des milliers de personnes par donation.

Encore une fois, la chaîne de fast-food a visé juste. Cela a fait beaucoup parler, mais n’y a-t-il pas là une limite à cette stratégie de communication ?

En effet, on dit pourtant que toute publicités est bonne à prendre, mais à travers cet exemple ou encore cette campagne en Belgique réalisée sans l’accord du palais royal, Burger King ne risquerait pas de nuire à son image en utilisant des méthodes de communication peu éthique ?

Si leur communication est si efficace, c’est bien, car elle tend à rendre la marque sympathique, utiliser des méthodes détournées pourraient produire l’effet inverse.

En conclusion, leurs stratégies de communication semblent être l’une des meilleurs actuellement mise en place, en vue des résultats qu’elle produit (réaction en chaîne, bonne image de marque, grande visibilité, …), précisons tout de même que le compte Twitter de Burger King France comptabilise actuellement 92 200 abonnés contre 25 400 pour le compte McDonald’s France, pas mal pour un nouvel arrivant en 2012… Toutefois, aucune chose n’est éternelle et le succès de leur campagne ne fera certainement pas exception. De plus si l’enseigne continue de jouer sur un terrain éthique glissant cette chute pourrait arriver bien plus vite que prévu…

Andy Piège

Sources :

– https://www.youtube.com/watch?v=trhxge2Ch9A
– https://www.youtube.com/watch?v=Z_ez6JvFgdQ
– https://www.businessinsider.fr/burger-king-veut-doubler-son-nombre-de-restaurants-en-france- 185778
– https://www.infopresse.com/article/2015/11/25/du-street-marketing-a-la-sauce-burger-king
– https://www.rtbf.be/info/economie/detail_burger-king-met-fin-a-son-sondage-mettant-en-scene-le- roi-philippe?id=9622166
– https://www.infopresse.com/Uploads/images/Article/Body/Sans%20titre-2(9).jpg
– http://www.culturepub.fr/burger-king-veut-elire-un-nouveau-roi-de-belgique/
– https://www.lsa-conso.fr/publicite-burger-king-la-joue-solidaire-et-incite-a-commander-chez- mcdonald-s,363573

Tiktok une application en pleine croissance : entre opportunité marketing et stratégie d’influence

0
Tiktok
Tiktok

Lancée en septembre 2016, Tiktok est une application mobile qui permet de partager de courtes vidéos sur lesquelles il est possible de faire des montages que se soit en accéléré ou en ralenti. L’application dispose de filtres qui permettent aux utilisateurs de s’adapter au type de vidéo qu’ils souhaitent partager. Les vidéos sont diverses et variées, elles contiennent des playbacks, des sketchs humoristiques, ou encore la reproduction de challenges.

Tiktok : l’application en plein essor

Tiktok est une application en pleine croissance, et qui ne cesse d’évoluer encore dans le temps. Beaucoup de personnes s’y retrouvent, notamment les gros influenceurs qui disposent d’une grande communauté sur ce réseau social. Tiktok est une application qui permet aussi de faire connaître des personnes lambdas grâce à la créativité et au contenu original de ses utilisateurs mais aussi grâce à son algorithme. Les vidéos sont d’une durée plutôt courte, de 30 à 60 secondes avec un choix de musiques et d’audios illimités. Aujourd’hui, Tiktok est un des réseaux qui dispose d’un très grand nombre d’utilisateurs, avec une prévision en 2021 d’1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels. Chiffre qui peut être également dépassé.

Tiktok : le développement pour les entreprises

Tiktok devient un réseau de plus en plus important au sein du marketing digital. Grâce à son essor auprès des jeunes et du grand public, les entreprises commencent petit à petit à s’y intéresser et à y déployer des stratégies marketing pour leurs produits. Des vidéos courtes, qui doivent captiver l’attention, c’est la spécificité de Tiktok que vous devez apprivoiser pour une stratégie marketing ! Il faut bien évidemment s’adapter à sa cible, et à son humour afin de marquer le coup et de faire agir les internautes mais surtout de gagner en visibilité.

Beaucoup de challenges sont lancés régulièrement sur Tik Tok, c’est l’occasion pour les marques de se démarquer et de proposer des challenges qui donneront envie de les reproduire, mais bien évidemment d’acheter les produits ! Les influenceurs, et les personnes très connues sur la plateforme ont un très grand rôle à jouer de ce point de vue. Ils disposent d’une grande communauté qui pour les entreprises est un point non négligeable surtout lorsque celle-ci est difficile à atteindre autrement.

Visibilité et collaboration

A la fin de l’année 2020, l’application a réalisé une collaboration avec Shopify. L’objectif ici est de permettre aux marques de développer leurs activités mais aussi de permettre aux utilisateurs de commander directement via l’application par un lien direct menant vers le produit. Cette collaboration a aussi permis aux marques de visualiser leur audience directe via Tiktok et de faire rapidement le point sur la rentabilité de leur actions et de leur ventes.

Tiktok est aussi très connu pour les hashtags, qui permettent une grande énorme et qui impliquent notamment de passer dans la page d’accueil principal lorsque l’on entre sur l’application nommer  » les pour toi  » où tout le monde voit les vidéos défiler. Cette technique est aussi un moyen qui a permis aux marques de développer leur visibilité. Aujourd’hui beaucoup de marques ne sont pas encore présentes sur Tiktok, mais l’arrivée de nombreuses organisations ne devrait pas tarder en vue de l’essor de la plateforme. C’est même bientôt un engagement primordial pour les entreprises qui souhaitent se développer et augmenter leurs ventes.

TOP 10 des hashtags Tiktok :

Quelques exemples d’entreprise ayant usé de Tiktok comme stratégies marketing :

  • La Redoute Challenge, avec le lancement d’un challenge qui consiste à créer une courte vidéo pour les utilisateurs ayant entre 13 et 18 ans afin de devenir égéries de leur prochaine publicité. Cela leur a permis d’avoir plus de 200 millions de vues, 40 000 créateurs uniques et 111 000 vidéos créées.
  • Guess a aussi créé son propre challenge le #inmydenim challenge, qui avait pour objectif de se montrer avant et après avoir porté son jean guess favoris en le customisant à son goût. Un challenge qui a permis une visibilité de 40 millions de vues sur Tiktok. Avec une très bonne stratégie qui a permis à la marque de se rapprocher de ses consommateurs, et d’interagir avec eux.
  • EnfinHaribo a créer le #MaoamChallenge qui consistait à se montrer en train de danser et de se déchaîner en mangeant des bonbons Haribo. Une collaboration avec Sacha Smiles un Tiktokeur ayant 712K d’abonnés, 21 ans, avec un nombre de 120K de likes sur sa vidéo ce qui a su attirer la bonne cible c’est à dire les jeunes.

Sources :

https://www.numerama.com/pop-culture/436908-quest-ce-que-tiktok-lappli-de-play-back-a ux-500-millions-dutilisateurs.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/TikTok

https://www.webmarketing-com.com/2020/11/17/1513916-2021-tiktok-depassera-milliard-utilisateurs#:~:text=Alors%20qu’il%20a%20d%C3%A9pass%C3%A9,%2C2%20milliard%20d’utilisateurs

https://www.entreprise-et-compagnie.fr/tik-tok-et-strategie-dinfluence-une-nouvelle-opportunite-marketing/

https://www.blogdumoderateur.com/tendances-marketing-tiktok-2021/

Firdaousse El Mardi

Comment présenter une actualité dans le domaine de la Distribution

0

Pour illustrer cette méthode, voici quelques exemples d’analyses d’actualités en distribution (les analyses sont en commentaires). Ces présentations ont été réalisé par des étudiants en DUT Techniques de Commercialisation de Périgueux (promotion 2019-2021) :

Exemple n°1 : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6651579772616929280

Exemple n°2 : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6665343453829967872

Exemple n°3 : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6656231720167317505