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Les « Maisons » Louis Vuitton: plus qu’un point de vente, un lieu de vie.

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Source: Louis Vuitton

Malgré un contexte sanitaire morose pour la plupart des secteurs économiques, l’industrie du luxe continue de tirer son épingle du jeu en affichant une diminution de sa croissance plus faible que prévue et un retour à une croissance d’environ 15% dès 2021 selon Bain & Company (Bain & Company, 19ème édition de l’étude mondiale du marché des produits de luxe 2020, Paris, Novembre 2020). La crise sanitaire marque également un signal fort quant aux nécéssaires changements que doivent opérer les grandes Maisons pour continuer à séduire une clientèle de plus en plus jeune: le cabinet BCG estime ainsi que les millenials représenteront 50% du marché du luxe d’ici 2025 (BCG, « D’ici 2025, les millenials représenteront 50% du marché du luxe », Paris, Avril 2019). Cette clientèle sensible aux enjeux de développement durable a notamment réellement poussé les Maisons à impliquer davantage la RSE dans leurs stratégies sous peine d’être boycottées et pointées du doigt. 

L’avènement du digital et du e-commerce représente également un défi de taille pour des Maisons dont le point de vente symbolise historiquement l’identité de marque ainsi que la vitrine du rêve et de l’exclusif, deux valeurs chères à cette industrie. La COVID-19 a accentué cette tendance puisque les ventes en ligne ont progressé de 11 points entre 2019 et 2020 représentant ainsi 23% des ventes cette année d’après l’étude Bain&Co. Toutefois, la dernière étude BCG (BCG, True luxury global consumer insights 7th edition, Paris, Juin 2020) souligne quant à elle les diverses étapes du parcours client, mettant en lumière le fait que malgré une forte appétence au digital pour la partie recherche et inspiration, en temps « normal » 80% des consommateurs réguliers de biens de luxe finalisent leurs achats en boutique afin de bénéficier d’une expérience unique et personnalisée.

L’expérience est en effet une caractéristique majeure qui permet de différencier l’industrie du luxe des autres secteurs: les valeurs d’exclusivité, de rêve, d’excellence que véhicule le secteur ainsi que ses caractéristiques émotionnelles et ostentatoires fortes font de la distribution un enjeu majeur des stratégies des Maisons. Face à une industrialisation massive du secteur avec des biens de plus en plus abordables et produits en grandes quantités, la problématique de l’exclusivité et de la justification de prix élevés est soulevée: désormais, le luxe est assimilable à un secteur industriel produisant dans des usines souvent délocalisées en contradiction avec l’essence même du secteur historiquement basé sur l’artisanat, la tradition et l’exclusivité. Afin de répondre à cette problématique et de se re légitimer aux yeux des clients, le secteur du luxe fait de plus en plus appel à des stratégies d’artification définies comme le « processus de transformation du non-art en art, résultat d’un travail complexe qui engendre un changement de définition et de statut des personnes, des objets et des activités » (Nathalie Heinich, Roberta Shapiro, De l’artification. Enquêtes sur le passage à l’art, Paris, Editions HESS, 2012 p.20) . Ces stratégies s’illustrent par exemple à travers des produits exclusifs, fruits de collaborations entre artistes et Maisons, mais également à travers des points de vente qui deviennent des lieux de vie conçus par des artistes afin d’apporter une expérience supplémentaire au client et de le faire revenir en boutique.

En quoi l’artification des points de vente de la Maison Louis Vuitton est-elle une stratégie de distribution novatrice et pertinente afin de proposer une expérience inédite aux consommateurs ?

Une étude documentaire basée sur des articles de littératures en marketing mais également des articles de presse, permettra d’expliciter la stratégie de distribution de Louis Vuitton. Elle permettra également de mettre en lumière l’importance de l’expérience dans le domaine du retail dans le luxe à l’heure où le client a besoin de se reconnecter à l’univers de la Maison dans un contexte de profondes mutations de cette industrie.

ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT 

  Louis Vuitton, Maison principale du groupe LVMH, est une Maison historique parfaitement implantée sur le marché du luxe au niveau national et mondial. D’après une étude Kantar sur le marché du luxe, la marque est ainsi la première du classement en termes de valorisation (51,78 milliards de dollars) soulignant son succès sur le marché. 

Le marché du luxe répond à des codes bien précis avec des facteurs clés de succès indispensables pour la réussite de la marque. Cependant, depuis quelques années certaines marques se positionnent sur le segment du luxe tout en étant des digital natives ou en ne répondant pas aux codes du luxe traditionnel. Certains facteurs clés de succès restant néanmoins nécessaires pour s’imposer sur ce marché: 

  • La mise en avant d’un savoir faire traditionnel 

Historiquement, les Maisons de luxe se sont différenciées grâce à une production artisanale, avec des matériaux nobles et un circuit court grâce à des usines implantées nationalement. La mondialisation et la clientèle grandissante des produits de luxe a modifié ce paradigme avec une production centrée moins sur la mise en valeur de l’artisanat au profit de la valorisation de la qualité. Louis Vuitton, Maison française historique de maroquinerie fondée en 1854, remet aujourd’hui l’artisanat au centre dans ses campagnes de communication afin de renouer émotionnellement avec une clientèle traditionnelle.

  • L’exclusivité et la rareté de chaque produit 

Un des piliers du secteur du luxe et donc, par extension, un facteur clé de succès pour les marques est la rareté de chaque produit qui représente un levier de désir pour le consommateur. Si on reprend la définition des biens de luxe selon l’économiste Bernard Dubois, professeur à HEC,  ce sont « des objets ordinaires pour des gens extraordinaires mais également des objets extraordinaires pour des gens ordinaires » (Sophie Peters, « Quand le luxe se joue des apparences », Les Echos, Mai 2007). Cette définition relativement restrictive du luxe souligne néanmoins l’exclusivité, la rareté et la charge émotionnelle associés à chaque produit de luxe. 

  • Une expérience client inédite 

Enfin, un autre facteur clé de succès à ne pas négliger, et la qualité de l’expérience que la marque doit proposer au consommateur. En effet, toujours dans une optique de véhiculer le rêve et l’exclusivité, les Maisons doivent mettre en place des stratégies personnalisées afin que le client se sente unique et soit fidèle à la marque. Dans le cas des marques de luxe, l’expérience client doit être optimale dans toutes les étapes du parcours client mais, dans ce devoir, ce sera seulement l’expérience client dans le point de vente qui sera étudiée. Comme je l’ai abordé précédemment dans l’introduction, le point de vente est au centre de la stratégie puisqu’il traduit en réalité l’identité de la Maison et ses valeurs, deux principes qui justifient entre autres les prix du luxe. 

PROBLEMATIQUE ORGANISATIONNELLE: Louis Vuitton, une des premières Maisons de luxe à avoir autant introduit l’art dans sa stratégie de distribution afin d’accentuer l’expérience client dans un contexte de digitalisation et d’accélération du e-commerce. 

Les points de vente dans le secteur du luxe jouent toujours un rôle primordial étant donné que 80% des clients réguliers finalisent leurs achats en boutique: en effet, cette dernière est un lieu privilégié de contact entre le consommateur et la marque qui véhicule une identité à travers son point de vente. L’industrie du luxe adopte donc une stratégie de plus en plus omnicanal répondant au principe ROPO (Research Online Purchase Offline) où le point de vente reste encore un élément majeur de la distribution. 


Chevalier Michel, Gutsatz Michel, « Chapitre 2. Les produits de luxe se vendent-ils encore en magasin ? », dans: Luxe & Retail à l’ère du digital. sous la direction de Chevalier Michel, Gutsatz Michel. Paris, Dunod, 2019 

Ce tableau, issu d’un ouvrage spécialisé dans les stratégies de distribution des marques de luxe, dégage deux tendances principales: d’une part, un regain d’intérêt pour les magasins monomarques (au détriment des grands magasins) ainsi qu’une appétence de plus en plus prononcée pour le e-commerce. Ces chiffres soulignent ainsi la remise au centre des points de vente en propre des Maisons dont la principale problématique organisationnelle est de faire venir le client afin que ce dernier puisse bénéficier d’une expérience inédite.

Christian Blanckaert, ancien PDG d’Hermès et administrateur d’un certain nombre de marques de luxe, a étudié les stratégies de distribution de ce secteur postulant que « le client doit à la fois reconnaître la maison partout dans le monde et, en même temps, être étonné ». Cette situation résume bien la problématique des Maisons de luxe quant à l’introduction de stratégies disruptives et innovantes dans le domaine de la distribution. Les Maisons de luxe ont ainsi choisi de manière générale d’avoir recours à l’art afin d’étonner le client, et de transformer leurs points de vente en véritables musées où des oeuvres d’art sont exposées afin d’améliorer considérablement l’expérience client et son impression d’être dans un lieu unique. 

En 2019, Louis Vuitton possède environ 470 points de vente en propre à travers plus d’une soixantaine de pays dans le monde. Ils sont localisés sur les plus « belles » artères de chaque ville afin d’avoir une visibilité importante et de se positionner en tant que marque prestigieuse. Parmi ces points de vente, certains sont considérés comme des vaisseaux amiraux (« flagship stores »), réelles vitrines de la Maison situées dans les villes majeures et dont le but est de refléter l’identité et l’exception de la marque: ainsi les bâtiments sont construits par des architectes stars dans des lieux d’exceptions (ex: Champs Elysées ou Place Vendome à Paris, Gangnam à Séoul, New Bond Street à Londres, à Osaka au Japon etc…). Ils ont ainsi une réelle fonction d’engagement du client envers la Maison.

Ces points de vente exceptionnels vont de paire avec une expérience client inédite que je développerai dans les choix stratégiques de la Maison qui peut aller de pièces exclusives à des expositions d’art en passant par des lieux tels que des restaurants gastronomiques à l’intérieur des points de vente. Au delà d’être une vitrine de la magie et du rêve que souhaite véhiculer Louis Vuitton, le point de vente devient un véritable lieu de vie pour le client qui a une expérience de vie qui va bien au delà d’un simple achat d’un produit de luxe. L’expérience permet en effet de stimuler le consommateur grâce à des canaux multisensoriels (visuel, auditif ou encore le toucher) qui augmente le temps qu’il passe en point de vente et donc in fine sa propension à l’achat. Le contrôle de l’expérience « Louis Vuitton » en points de vente est possible grâce à un réseau succursaliste qui permet notamment de « respecter l’uniformité du concept », de « faire évoluer le concept plus rapidement » et également de « maintenir les standards de qualité ».

Face aux défis de l’accroissement de l’importance du e-commerce, du développement d’une multitude de marques se positionnant sur le secteur du luxe et d’une perte de légitimation des Maisons quant à leur savoir-faire et leur tradition, il est important qu’elles se renouvellent notamment à travers leur réseau de distribution. Plusieurs articles mettent en lumière la nécéssaire transmission d’une expérience allant bien au delà de l’achat afin de renouer avec des valeurs de tradition et d’exception. Un article de recherche (Batat Wided, « Transforming Luxury Brand Experiences through Artification: A Marketing and Consumer Research Perspective », Marché et organisations, 2019/2 (n° 35), p. 135-151.) portant sur la nécéssaire innovation qui doit avoir lieu dans le secteur du luxe met ainsi l’accent sur « l’influence positive de l’esthétique comme une expérience sensorielle relative à l’art ». 

CHOIX STRATEGIQUES 

Louis Vuitton a ainsi décidé de réinventer son réseau de distribution en créant des points de vente « artifiés » afin de faire revenir le consommateur en boutique et de lui garantir une expérience client inédite. Le rapport annuel 2019 de LVMH, maison mère de Louis Vuitton met en valeur « une transformation qualitative du réseau de distribution de Louis Vuitton » (LVMH, Rapport annuel 2019, 2020), soulignant ainsi une réelle transformation de la stratégie de distribution de la marque. 

Ainsi, le groupe a décidé de transformer ses « vaisseaux amiraux » (flagship stores) en « Maisons » qui sont de réels espaces culturels où sont présentés les collections haute couture et prêt-à-porter de Louis Vuitton aux côtés d’oeuvres d’art majeures. La marque capitalise ainsi réellement sur une stratégie de différenciation faisant appel à l’art et développant l’expérience sensorielle du consommateur. L’extérieur du point de vente est déjà une prouesse en lui même puisqu’il est conçu par des « architectes stars » transformant le point de vente en musée. 

Source: Louis Vuitton

La Maison Louis Vuitton de Séoul, ouverte depuis octobre 2019 (lieu stratégique pour la marque qui souhaite se développer dans ce nouvel eldorado du luxe), a ainsi été conçue par Franck Gehry et accueille régulièrement des expositions dignes des plus grands musées. Ainsi, à l’ouverture du point de vente, les clients ont pu assister à une exposition de sculptures d’Alberto Giacometti (synergie avec la Fondation Louis Vuitton de Paris qui possède des oeuvres d’art des plus grands artistes actuels). Ce modèle de Maison se développe dans les grandes capitales mondiales avec une diversification de nouvelles expériences comme l’ouverture d’un restaurant gastronomique au sein de la boutique d’Osaka au Japon. Ce dernier est accessible seulement sur invitation et peut accueillir à peine 24 convives à la fois renforçant le sentiment d’exclusivité et de privilège que peut ressentie le client face à une telle expérience. C’est ainsi le symbole d’une stratégie expérientielle expérimentée en point de vente afin de créer de la valeur et des émotions chez les clients.

Ce nouveau concept de distribution, dont l’art est le principal moteur, contribue donc à un nouveau type de marketing qui « est défini en résonance avec l’art » (Hanania, Yves, « Les marques de luxe font appel à l’art pour booster leur marketing », Harvard Business Review, Juin 2015) et désormais appelé « art keting ». Il se retrouve dans l’intégralité du marketing mix dont la partie « Placement » qui correspond au choix du réseau de distribution. Le concept d’un point de vente réutilisant les codes de l’art permet donc d’entretenir l’identité et l’image que veut véhiculer Louis Vuitton tout en se différenciant de ses concurrents historiques tels que Hermès ou Dior (même si ces deniers introduisent désormais à leur tour l’art dans leur réseau de points de vente). 

La force du réseau de distribution de Louis Vuitton et de ses « Maisons » (nom donné aux flagship stores) réside également dans l’adaptation de chacune d’entre elles à la culture du pays dans lequel le point de vente est implanté. Ainsi, le merchandising, les oeuvres d’art présentées, l’architecture du magasin ou encore la décoration intérieure seront différents en fonction des villes afin que le client puisse vivre une expérience hors du commun qui lui rappelle toutefois ses valeurs. Tandis que selon les communiqués officiels, la Maison de Séoul (voir photo au dessus) rappelle « l’architecture et la culturelle coréenne » (LVMH, Inauguration du magasin Louis Vuitton Maison Séoul: la célébration d’une prodigieuse collaboration avec les architectes Franck Gehry et Peter Marino, Octobre 2019), la Maison de Paris fait écho au faste historique du « Roi Soleil » et la Maison d’Osaka représente les voiles des navires traditionnels japonais et rend également hommage à la culture des origamis.

Source: LVMH

Louis Vuitton a donc fait le choix d’innover dans sa stratégie de distribution face à une appétence de plus en plus forte pour le digital et le besoin d’une re légitimation de l’expérience de l’achat d’un produit de luxe face à la massification de la production. Le secteur du retail dans le luxe est soumis à d’importantes innovations, notamment quant au développement du « smart retailing » et d’une expérience qui doit être phygitale pour le client; néanmoins ce devoir porte exclusivement sur la stratégie d’artification des points de vente de Louis Vuitton. Ce choix permet ainsi une reconnexion émotionnelle avec un client qui désire être au coeur d’une expérience inédite. Les recherches universitaires dans le domaine du retail approuvent donc cette approche puisque les articles reconnaissent « la valeur du marketing expérientiel qui inclue le sensoriel et l’amusement comme une source de satisfaction pour le consommateur, particulièrement dans la distribution du secteur du luxe où les clients sont fortement attirés par la dimension émotionnelle de l’art » (Batat Wided, « Transforming Luxury Brand Experiences through Artification: A Marketing and Consumer Research Perspective », Marché et organisations, 2019/2 (n° 35), p. 135-151.)

LITTERATURE 

Dans son article « Andy Warhol l’avait prédit: les magasins de luxe deviennent des musées » (De Lassus, Christel « Andy Warhol l’avait prédit : les magasins de luxe deviennent des musées… », Colloque Etienne Thill, Paris, 2015), Christel de Lassus s’intéresse au lien entre l’art et la distribution. En reprenant une citation du chef de file du pop art Andy Warhol postulant que « les grands magasins deviendraient des musées et les musées des grands magasins », la professeure s’intéresse dès 2015 aux conséquences managériales de l’art dans le secteur de la distribution (et notamment dans le luxe). Elle décrit ainsi le point de vente comme un espace hybride où l’art apporte une réelle valeur ajoutée à un point de vente où l’expérience client est primordiale. 

Source: De Lassus, Christel « Andy Warhol l’avait prédit : les magasins de luxe deviennent des musées… », Colloque Etienne Thill, Paris, 2015

Ce carré sémiotique résultant de sa recherche permet de comprendre en quoi l’art est significatif dans une stratégie de distribution efficace pour les marques de luxe. Il souligne ainsi la nécéssaire utilisation de l’art en magasin pour pallier à des produits de luxe omniprésents et très accessibles. Cette stratégie s’applique ainsi parfaitement à Louis Vuitton qui propose des produits « d’entrée de gamme » très accessibles et très prises du fait de la toile monogramme dont l’aspect est directement reconnaissable par autrui. L’introduction d’oeuvres d’art – par définition uniques – dans les points de vente permet de remettre au centre de la stratégie de distribution l’aspect exclusif et inédit de la Maison. Ce travail universitaire sur le lien entre art et distribution permet donc de comprendre de quelle manière l’art dans les points de vente est primordial pour recréer un sentiment d’unicité chez le consommateur.

Delphine Dion a également beaucoup contribué à la littérature concernant les stratégies de distribution des marques de luxe: elle a notamment rédigé un article sur la sacralisation des points de vente (Dion, Delphine, « Processus de sacralisation des magasins de luxe », IAE de Paris, Mars 2015) et un autre sur les stratégies retail du secteur du luxe qui parviennent à mélanger art et magie (Dion, Delphine, ARNOULD, « Retail Luxury Strategy : Assembling Charisma Through Art and Magic”, Journal of Retailing, n°87, Décembre 2011). Ces articles ont prédit l’impact de l’art sur les stratégies retail dans le luxe et permettent d’éclairer de manière théorique les choix stratégiques de Louis Vuitton. Elle met notamment en évidence que l’expérience crée dans un point de vente contribue à donner de la valeur aux objets explicitant ainsi le souci du détail de Louis Vuitton dans sa construction de ses points de vente. D’autres chercheurs vont plus loin en postulant que les points de vente sont en eux même une oeuvre d’art: «  Louis Vuitton n’utilise pas l’art contemporain comme un thème mais plutôt transforme ses flagship en art et sont expérimentées comme telles par les consommateurs » (JOY, Annamma, JIANFENG WANG, Jeff, CHAN, Tsang-Sing, SHERRY, John, CUI, Geng, “M(art) worlds: consumer perceptions of how luxury brand stores become art institutions”, Journal of Retailing, n°90, Mars 2014) . La stratégie de distribution décrite dans cette article éclaire ainsi parfaitement les choix de Louis Vuitton quant à la collaboration avec des architectes stars pour construire les boutiques comme il en est de mise pour la construction des grands musées à travers le monde.

Dans son article « Retail Luxury Strategy: Assembling Charisma Through Art and Magic » publié dans le Journal of Retailing, Delphine Dion met en évidence plusieurs tendances expliquant l’utilisation de l’art comme une stratégie de distribution au service de l’expérience client. Elle soulève ainsi le fait qu’un artiste soit une source de légitimité pour une marque de luxe lui permettant de confirmer le côté magique et exclusif qu’elle renvoie. Cet argument éclaire donc la stratégie de Louis Vuitton implantant des oeuvres d’art aux côtés de ses collections afin de stimuler le consommateur et mettre l’accent sur le caractère « sacré » et « rare » d’un achat de luxe. Elle met également en évidence les mécanismes semblables à la muséologie qu’on retrouve désormais dans le merchandising des magasins de luxe. Louis Vuitton fait ici aussi figure d’exemple avec des produits exclusifs mis en avant, des « distances de sécurité » à respecter face à ces produits etc. Elle met enfin en valeur ce procédé d’artification des points de vente pour légitimer la valeur des produits de luxe en postulant que « un simple contact entre un produit de luxe et le monde de l’art signifie que le premier peut acquérir les caractéristiques du dernier ». Encore une fois, Louis Vuitton, dans sa quête d’assimilation à l’art fait appel à des artistes pour créer des oeuvres in situ spécifiques au point de vente. Ainsi, l’artiste James Turell a par exemple réalisé une installation dans l’ascenseur du magasin des Champs Elysées et est souvent invité à réaliser des oeuvres d’art pour certains des points de vente du groupe.

Enfin, la stratégie de Louis Vuitton fait écho à la « roue luxpérientielle », concept théorisé par Wided Batat afin de mettre en valeur l’importance de l’expérience client dans le secteur du luxe qui promet « une expérience transformative où l’individu s’engage dans un processus d’accomplissement de lui même » (BATAT, Wided, « Fidéliser ses clients grâce à la roue luxpérientelle », Harvard Business Review). Afin de mettre en lumière la  stratégie de Louis Vuitton par rapport à la théorie, j’ai décidé de présenter sous forme de tableau les arguments théoriques et la mise en pratique de Louis Vuitton. Malgré la multitude des dimensions de la roue luxpérientielle, dans le cadre de ce travail il est surtout important de souligner la dimension de l’environnement et celle du personnel.

Argument Application à Louis Vuitton 
Immersion et multisensorialité de l’environnement  => marketing permettant de stimuler les différents sens du consommateur.« Maisons Louis Vuitton » (les flagshhip)
Introduction du « gout » avec le premier café et restaurant Louis Vuitton au Japon.
Thématisation de l’environnement => création d’une ambiance en rapport avec l’image de la marque et qui soit cohérente avec le positionnement voulu.Pop up store à Miami (04/12 au 25/01) => installation artistique autour de l’univers du jeu vidéo. Conteners présentant la nouvelle collection avec possibilité de précommande pour les clients.
Hyperréalité de l’environnement => reconstitution de la réalité.Maison Louis Vuitton à Osaka => lieu d’exposition des collections, d’exposition d’oeuvres d’art, de restauration etc… le point de vente devient un lieu de vie. 
Dimension humaine avec le personnel => dans le cadre du retail: la force de vente.Formation de la force de vente pour qu’ils participent à la création d’une expérience inédite et personnalisée pour le client avec l’avènement du Smart Retailing notamment.
Source: Journal du luxe

La littérature spécialisée en marketing et en distribution fait donc écho à la stratégie de Louis Vuitton et permet de mieux l’appréhender et d’en comprendre les mécanismes. L’artification des points de vente de Louis Vuitton et cette transformation progressive du réseau de distribution de la marque, permet ainsi de rélégitimer la Maison grâce à une expérience client inédite obéissant aux mécanismes de la roue luxpérientielle. 

RECOMMANDATIONS ET LIMITES

Une des principales limites qui me vient à l’esprit suite à l’étude de la stratégie de distribution de Louis Vuitton est justement le risque que le point de vente se transforme réellement en musée avec l’attraction de curieux et de passionnés d’art plutôt que de consommateurs de la marque. De plus, ces « Maisons » qui sont de l’ordre d’une vingtaine à ce jour, sont seulement implantées dans les villes majeures voire exclusivement seulement dans les capitales. Il pourrait ainsi être pertinent d’introduire l’art à l’échelle de tous les magasins Louis Vuitton pour respecter l’unicité des différents point de vente de la marque même si c’est de manière moins grandiose que dans les flagship stores.

Le personnel de vente, en contact avec le consommateur, est tout autant primordial que la structure du magasin pour garantir une expérience client optimale. D’après les différents articles que j’ai pu lire dans le cadre de ce travail et mes expériences personnelles, il serait pertinent pour Louis Vuitton de former son personnel de vente aux installations artistiques des divers points de vente. Ainsi, au delà de diffuser un discours engageant sur l’identité et l’univers de la marque, les conseillers clientèles pourraient intégrer la portée du message artistique au storytelling autour de la Maison Louis Vuitton. Cela résulterait en un engagement plus fort du consommateur envers la marque.

Enfin, à l’heure de la montée de défis importants pour le monde du luxe tels que le digital ou une demande de plus en plus forte pour des produits respectueux de l‘environnement, l’art ne suffira plus pour re légitimer le luxe aux yeux des Millienials qui s’engagent de plus en plus pour différentes causes. La stratégie de distribution des Maisons de luxe doit donc continuer à être novatrice en intégrant le digital de manière de plus en plus poussée dans ces points de vente, en utilisant la data au service de la personnalisation de l’expérience client. De plus, au delà d’utiliser l’art comme vecteur de la magie et du rêve, les Maisons peuvent par exemple mettre à l’honneur dans leurs points de vente leurs engagements sociétaux et environnementaux Cet aspect là du story telling des marques permettrait de renforcer leur aura tout en renforçant la relation avec le client.

Le luxe est donc un secteur novateur en termes de stratégies de distribution puisque les consommateurs sont, par essence, toujours à la recherche de nouvelles expériences en points de vente. Ce dernier, vitrine et porte drapeau de la marque, est nécéssaire afin de transmettre les valeurs de rêve, de magie, d’exclusivité et d’excellence véhiculées par le secteur du luxe. Le secteur du luxe est donc à suivre de près afin d’analyser les innovations retail liées à la nécéssaire reconnexion avec le client.

Clara Brun

La publicité orbitale, un nouveau canal de communication futuriste

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La publicité existe depuis plusieurs siècles et a su évoluer et se développer au fil du temps avec des publicités toujours plus voyantes et extravagantes. Les progrès technologiques sont de plus en plus nombreux et la conquête de l’espace fait partie de ces progrès technologiques. En effet, depuis que l’homme a accès à l’espace, de nouveaux concepts émergent et après le tourisme spatial, ce sont les marques qui sont à la conquête de l’espace.

L’espace, un business juteux

En juin 2019, la NASA déclarait l’ISS ouverte aux opportunités commerciales comme le tourisme spatial. Un business onéreux mais très attirant pour les personnes ayant les moyens. C’est donc une opportunité qui a touché les grandes agences de communication et les experts du marketing. Les entreprises n’ont pas perdu de temps et certaines ont déjà commencé à faire des recherches sur l’ISS sous contrat avec la NASA. Et grâce à l’annonce de la NASA les spécialistes de la pub et du marketing produit ont décidé de se lancer dans la grande aventure spatiale. C’est ce qu’avance la marque Estée Lauder qui se prépare, en collaboration avec l’agence spatiale américaine, au plus grand coup de son historique publicitaire en envoyant une dizaine de bouteilles d’un nouveau sérum de soin de sa marque de cosmétiques dans la station spatiale internationale. Des astronautes devront y filmer les produits et les images capturées seront utilisées à des fins publicitaires pour promouvoir le produit.

A partir ce cet événement, on peut conclure que l’espace devient un réel nouveau business pour les entreprises et la NASA qui a su tirer profit de ce business. L’objectif de la NASA est clair : attirer les entreprises et leurs marques à s’impliquer dans le commerce spatial et de mettre en avant ce nouveau business pour ensuite co-financer les projets de ces marques pour pouvoir développer les missions extraterrestres de la NASA.

Du côté des entreprises, les objectifs sont plus communicatifs, en effet, c’est le secteur de la publicité qui s’intéresse le plus à ce nouveau secteur spatial, le but étant d’être le plus voyant possible pour le consommateur. Selon New Scientist, la marque Adidas aurait aussi pour ambition d’équiper les astronautes de l’ISS et de tester l’efficacité de ses produits dans l’espace via les entrainements des astronautes. Les gains sont doubles avec une publicité via les équipements ainsi qu’avec la presse qui parlera de cette action et le second gain va être une amélioration de leurs produits avec un témoignage des astronautes, valeur sûre pour un client. Cependant ce n’est qu’un petit coup de pub en comparaison avec le projet de Pepsi.

La pub en microgravité, une nouvelle tendance. 

En effet, Pepsi se lance aussi à la conquête publicitaire de l’espace. Et c’est en 2019 que la branche russe de Pepsi avait annoncé un événement important : un partenariat avec une start-up pour créer la première publicité orbitale. Dans l’annonce on comprend que le partenariat se fera avec la start-up StartRocket pour réaliser des publicités pour Pepsi qui seront projetées dans le ciel grâce à une technologie de satellites. L’objectif de Pepsi serait de faire du ciel un nouvel espace publicitaire, un projet déterminant dans le secteur de la publicité.

Pour projeter les publicités dans le ciel, la start-up utilise une technologies de nano-satellites. Cette technologie a été nommé CubeSeats, pour afficher la publicité des satellites de petite taille seront envoyés en orbite basse (entre 400 et 500km d’altitude). La technologie fonctionne avec un système de réfléchissement de la lumière du soleil qui va permettre de projeter des formes dans le ciel qui entraineront la formation du message désiré.

Des contraintes et des oppositions

Cependant, il ne faut pas se précipiter car les premières publicités orbitales ne devraient pas être aperçues dans le ciel avant 2021. En effet, la start-up n’a jamais divulgué si elle possédait les fonds nécessaires ainsi que la technologie adéquat pour arriver à bout du projet tant désiré. 

De plus, les contraintes liées au projet sont nombreuses et des oppositions se créent. Les arguments principaux qui s’opposent à cette innovation sont :

  • La pollution visuelle pour les citoyens qui souhaitent regarder le ciel et profiter des étoiles
  • La pollution spatiale avec tous les éléments présents en orbite, ces satellites seront des engins supplémentaires qui pollueront l’espace
  • La gêne d’autres satellites qui circulent en orbite et dont les missions sont d’une plus grande importance
  • La réglementation en vigueur avec le partage du ciel entre États, comme sur Terre et en mer les États ont des problèmes de partage des zones

C’est une partie de tous ces arguments qui a entrainé la décision annoncée par Pepsi récemment. L’entreprise a annoncé qu’elle ne poursuivrait pas son projet en partenariat avec StartRocket. Les publicités Pepsi n’apparaitront donc pas encore dans le ciel via l’espace évitant ainsi tous problèmes et oppositions.

En attendant que ce projet publicitaire orbital se concrétise, profitons du ciel car ces satellites pourraient nous priver de la plus vieille tradition du monde : observer les étoiles.

Hugo HERNANDEZ

L’image prix dans la grande distribution : au cœur de toute stratégie marketing

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Rabais en grande surface alimentaire

En cette période de crise sanitaire, le pouvoir d’achat est un sujet ultra sensible. Les consommateurs attachent une importance particulière aux prix de ce qu’ils achètent. Voici pourquoi il est essentiel pour une enseigne de soigner son image prix afin qu’elle soit bien perçue.

L’image prix, quézako ?

Il s’agit de la manière dont les consommateurs perçoivent votre marque ou entreprise vis-à-vis des prix. Le budget des consommateurs est généralement le critère sur le haut du podium, et le prix de vos produits va conditionner leur choix entre telle ou telle marque. Cette image prix se construit jour après jour, tandis qu’elle peut être endommagée rapidement. L’idée n’est pas de berner ou tromper les consommateurs. 

Les grands champions de l’image prix

Leclerc et Lidl sont les deux seules enseignes à dépasser 7/10, tout en opérant deux stratégies opposées. Leclerc met en avant son niveau de prix sur les grandes marques qui est inférieur à toutes les enseignes, pendant que Lidl profite de la construction de son assortiment qui produit un prix moyen de l’offre plus bas qu’ailleurs. 

La différenciation absolue et la publicité comparative.

Aujourd’hui, une marque a le droit de se mettre en concurrence avec une autre par le biais de publicité comparative. Le plus souvent, ce sont les distributeurs alimentaires qui le pratiquent pour se démarquer et ces derniers sont de plus en plus nombreux. Pour illustrer, prenons l’exemple de E.Leclerc qui, en mentionnant directement Carrefour, utilise la force de son comparateur, à savoir : la comparaison locale des prix.

Un autre exemple de travail de l’image prix par Lidl sur un prospectus, par le biais de la publicité comparative :

Alissa AMOUCHE

BUT : réforme de Tech de Co

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Screenshot

Les lycéens vont dès janvier faire leurs voeux sur Parcoursup et pour cette génération qui a connu la réforme du brevet et du bac : jamais 2 sans 3 !

Eh oui, le fameux bac + 2 ou DUT obtenu en Tech de Co, GEA, GACO ou autre va bénéficier d’une extension avec une 3° année et devenir ainsi un cycle en 3 ans avec le grade de licence. Cela va s’intituler le Bachelor Universitaire de Technologie (B.U.T.).

Pour plus d’explications, regardez notre vidéo :

Et voici d’autres infos complémentaires : Plaquette + diaporama

De manière complémentaire, pour les étudiants qui se posent des questions entre faire une prépa et un DUT, voici les formations actuelles de certains de nos anciens étudiants (basé sur un questionnaire envoyé en novembre) :

Ecoles de commerce :
PGE Audencia Nantes
PGE Kedge Business School, Bordeaux
PGE Inseec Bordeaux
PGE Montpellier Business School
PGE Néoma Rouen
PGE Rennes Business School
PGE SKEMA business school Lille
PGE Toulouse Business School

Masters universitaires :
IAE Angers – Master Marketing Digital
IAE Bayonne – Master international management
IAE Bordeaux – Master Communication Média et Hors Média
IAE Bordeaux – Master Marketing stratégique
IAE Clermont Auvergne – Master Retail Management & Relation Service Client
IAE de Limoges – Master management de l’innovation
IGR-IAE Rennes – Master Marketing et vente
IAE Savoie Mont Blanc – Master Management – Marketing
Toulouse School of Management (Ex IAE Toulouse) – Master Chef de produit & Etudes Marketing

Les assistants vocaux, un nouveau canal pour le E-commerce ?

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Les assistants vocaux en quelques chiffres…

Depuis leur entrée sur le marché, il y a quelques années, les assistants vocaux sont en pleine expansion avec des fonctionnalités de plus en plus nombreuses qui nous rendent de plus en plus connectés. Selon un rapport publié par MRFR (Market Research Future), le marché mondial des assistants vocaux possède un taux de croissance annuel de 39,27 %. Et si on convertit ce pourcentage en valeur monétaire, on peut estimer qu’avec un tel taux de croissance le marché atteindra environ 7 milliards d’euros en 2023, un chiffre exponentiel.

L’engouement autour de cet appareil est conséquent, en 2018, 60 millions d’américains étaient équipés d’un assistant vocal, soit 25% de la population américaine. Et en France, ce sont 46% des français qui ont déjà utilisé un assistant vocal.

Mais qu’est ce que c’est au final ?

Un assistant vocal, également appelé assistant personnel ou enceinte connectée, est un appareil basé sur la reconnaissance vocale. Il va permettre à son utilisateur d’effectuer différentes demandes par l’intermédiaire de sa voix pour que l’assistant vocal exécute différentes tâches. Les fonctions sont nombreuses et diverses, par exemple, en 2019, la population française utilisaient cet outil pour : faire des recherches sur Internet en priorité (75 %), écouter de la musique (61 %), lire ou écouter des messages (51 %) et aussi pour contrôler leurs installations avec la fonction “Smart Home” (43 %). Cette fonction permet de connecter l’assistant à divers appareils de son logement (lumières, enceintes, télévision, etc…) pour pouvoir les commander avec l’assistant vocal.

L’assistant personnel devient un outil de contrôle multifonction qui peut assister son propriétaire partout et à n’importe quel moment, dans sa vie quotidienne. Les assistants les plus connus sont : « Siri », « Ok Google » et « Alexa ».

Un partenariat basé sur la voix 

Google est un pionnier dans ce domaine de l’assistance vocale avec son fameux “Ok Google” activable sur tous les androids. Dernièrement la société a choisi d’innover avec ce service en réalisant un partenariat avec le grand distributeur Carrefour. En effet, c’est en juin 2020 que Google et Carrefour ont lancé un nouveau service de courses via l’Assistant Google. Ce service innovant combine plusieurs nouvelles fonctionnalités créées pour simplifier et personnaliser l’expérience d’achat alimentaire des clients Carrefour. Amélie Oudéa-Castéra, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du Groupe Carrefour explique dans un communiqué que : “Cette innovation, mise au point avec Google, est une nouvelle étape dans l’accélération de la trajectoire e-commerce de Carrefour« .

Ce partenariat ajoute à l’assistant Google trois nouvelles fonctionnalités :

  • Une nouvelle commande vocale : « Ok Google, je veux faire mes courses », c’est la phrase qu’il faudra prononcer pour démarrer l’expérience d’achat via l’Assistant Google. L’utilisateur pourra ensuite énoncer sa liste de courses et la reconnaissance vocale de l’Assistant se chargera du reste grâce au vocabulaire qui lui a été administré tel que les mots génériques (ex : lait) ou encore les noms de produits (ex : lait demi écrémé bio) et de marques (ex : lait Lactel demi écrémé). 
  • La liste de courses partagée : la liste créé par un utilisateur peut être partagée à toute personne de son choix : membres de sa famille, colocataires, amis, etc… Et les personnes ajoutées pourront également contribuer à la liste. Et pour les utilisateurs qui préfèrent rester seuls utilisateurs de la fonction Google a tout prévu avec la commande « Voice Match » qui fait en sorte que l’Assistant Google ne se fie qu’à leur propre voix.
  • La personnalisation de l’expérience d’achat : L’assistant est connecté à Carrefour, et donc les proposition des produits qui vont être faites se baseront sur les préférences du client si celles-ci sont connues. Si ce n’est pas le cas, l’assistant peut également déduire de lui-même les préférences à partir des habitudes générales d’achat chez Carrefour si l’utilisateur est client de l’enseigne (ex: préférence pour les produits sans gluten, etc…). Et puis, dans le cas où l’utilisateur n’aurai jamais été client Carrefour, l’assistant se basera sur 2 critères pour choisir les produits les plus adaptés au client : les meilleurs prix proposés et le top des ventes parmi les 27 000 références disponibles sur le site Carrefour. Et dans un second temps, après plusieurs utilisations l’assistant pourra assimiler les préférences du client et affinera ses recommandations, c’est que l’on appelle le « Machine Learning« .

En cas d’erreur, le client peut modifier lui-même son panier en ajoutant ou supprimant certains articles. Enfin dès que le client aura validé son panier, il sera rediriger de façon fluide vers l’univers e-commerce de Carrefour pour confirmer sa commande, ainsi que son créneau et son mode de livraison (drive, drive piéton ou livraison à domicile), pour finir avec le paiement de la commande.

Des réticences et des freins à cette innovation…

Mais, selon l’étude menée par Reichelt Elektronik, des appréhensions apparaissent concernant la sécurité des données et, notamment, l’exploitation des données personnelles. En effet, 71% des Français sont réticents quant à l’utilisation abusive de leurs données personnelles et de leur stockage et 46% redoutent que leurs communications soient surveillées. Cette réticence devient donc un frein majeur pour l’utilisation des assistants vocaux et pour le partenariat. D’autant plus que pour que l’expérience d’achat via l’assistant fonctionne, l’utilisateur doit associer son compte Google et son compte Carrefour. Et donc, il donne son accord et autorise Carrefour France à partager l’historique de ses achats avec Google. 

Pour rassurer les utilisateurs, Carrefour et Google permettent alors aux utilisateurs de retirer son consentement et de dissocier ses comptes à tout moment,. Le partage de l’historique d’achats avec Google est alors interrompu et Google supprime les données transmises. Cette action se réalisera également si expérience d’achat via l’assistant n’est pas utilisée pendant plus de 30 jours.

Hugo HERNANDEZ

Le phénomène du calendrier de l’avent

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À l’approche de Noël je vous propose d’aborder un objet qui nous accompagne jusqu’au 24 voire 25 décembre, qu’il soit au chocolat, rempli de nourriture ou encore de jouets, il sait séduire toute la famille, je parle bien entendu du calendrier de l’avent.

L’évolution du calendrier jusqu’à aujourd’hui

D’origine germanique (XIXe siècle) a été importé en France pendant le 20e siècle. Il consistait initialement à distribuer chaque jour une image pendant les 24 jours avant Noël. Il sera pour la première fois proposé dans un but commercial en 1908 à Munich, il proposait 24 volets avec des dessins en couleur. Le calendrier en chocolat fait quant à lui son apparition à partir de 1958. Enfin les calendriers avec des jouets ont été introduit par la marque Playmobil en 1998

Aujourd’hui il existe une large diversité de calendrier ; au chocolat, avec des jouets, de l’alcool, de la nourriture, des produits de beauté, calendrier personnalisé, numérique, ou encore des histoires à conter, le marché ne cesse de s’étendre de telle sorte que depuis peu les animaux de compagnie aussi ont le droit à leur calendrier de l’avent et les marques que l’on retrouve en grande distribution aussi s’y mettent de plus en plus, comme Bonne Maman, Pringles ou encore Nivea

Les tendances des calendriers

Aujourd’hui Il s’agit un véritable outil marketing qui permet non pas de faire consommer ponctuellement comme le Black Friday le permet avec les promotions mais bien de faire consommer dans le temps. Selon certain sociologue cela permet même de créer de l’attachement envers la marque, en effet pendant 25 jours sans interruption le consommateur est au contact de la marque en ouvrant sa fameuse case ou boîte quotidienne. En 2018 à titre indicatif c’est 72 millions d’euros de vente de calendriers de l’avent en chocolat et 20 millions d’euros pour les calendriers de jours dont Playmobil et Lego représentaient les trois quarts des ventes, selon une étude du cabinet NPD.

Pour répondre à la tendance du calendrier d’être un objet de décoration, les marques mettent de plus en plus en scène leurs produits, elles théâtralisent leurs calendriers, ce qui leur permet de se démarquer. Nous retiendrons en guise d’illustration le calendrier de l’avent de la marque Rituals qui est présenté sous forme de village de Noël, ou  encore le calendrier de l’avent Kinder Ravensburger en forme de livre géant.

L’innovation est aussi un moyen de se démarquer, en effet la conception du calendrier permet montrer sa capacité à innover et donc se différencier. En effet, entre les calendriers à partager à deux (Kinder), les calendriers à monter soi-même dit DIY “do it yourself” ou encore les calendriers intégrant une expérience digitale, de nombreux moyens existent pour se démarquer. Cette année une innovation à savoir est le calendrier de l’après, en guise d’exemple je vous propose de rechercher dans votre moteur de recherche : “calendrier de l’après Sephora”, “calendrier de l’après Lutti” ou encore “calendrier du nouvel an Yves Rocher”, s’agit-il d’une future tendance ? La réponse l’année prochaine…

Quels enjeux pour les marques ?

Il permet de fidéliser et de conquérir des clients, en effet le calendrier de l’avent est l’objet idéal pour donner un large aperçu de la marque autour de 24 ou 25 cases, il permet ainsi au consommateur de tester les produits d’une marque. → Se démarquer de la concurrence avec la conception (offre, produit, format des produits, diversité proposée, marques exclusives ou multimarques) et le packaging (apparence, image renvoyée).
Se démarquer de la concurrence avec la conception (offre, produit, format des produits, diversité proposée, marques exclusives ou multimarques) et le packaging (apparence, image renvoyée).
Technique de cross selling : séduire ou susciter l’envie de ré-achat en faisant tester pendant un mois au consommateur une gamme ou plusieurs produits issue de la diversité de l’offre de sa marque. 
Promouvoir ses produits.
Concept adaptable à beaucoup de secteurs.
Améliorer son image de marque.
Améliorer son image/prix grâce à l’indicateur de valeur réelle quand le consommateur achète certains modèles.

Quelques facteurs de séduction pour les consommateurs

Tester plusieurs produits pendant plusieurs semaines.
L’effet de surprise quotidien pendant 24 voire 25 jours, le calendrier de l’avent est devenu un cadeau à part entière qu’on l’achète pour soi ou pour un proche.
La diversité de produits et de prix proposés.
Le packaging est un élément phare de la vente d’un calendrier de l’avent. Il fait partie intégrante de la décoration festive pendant les fêtes de Noël.

Vous l’aurez compris, le calendrier de l’avent est un concept qui séduit les petits comme les grands et qui offre de réelles opportunités aux marques, d’autant plus à l’approche de Noël. Il en existe pour toute la famille, pour tous les prix et pour tous les styles.

J-20, bientôt Noël…🎄

Perception de TC Périgueux

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La recherche d’informations pour les élèves en terminale dans la perspective de leur poursuite d’études est complexe cette année : des salons étudiants qui deviennent virtuels avec en plus la réforme au sein des IUT avec le BUT (Bachelor Universitaire de Technologie), ce qui peut ajouter de la confusion…

Du coup, nous avons souhaité interroger nos  » anciens  » pour identifier nos points forts et mieux communiquer.

A la question :  » Qu’est-ce qui fait la spécificité de TC Périgueux, ses points forts, selon vous ? « 

Voici le nuage des mots-clefs (après analyse via le logiciel N’Vivo) :

Et à la question 2 : « Qu’avez-vous pensé de la qualité d’enseignement ? « 

Et pour synthétiser, la question 7 demandait :  » Plus globalement (si des points restaient encore à évoquer), en quoi TC Périgueux a été positif dans votre parcours ? « 

Et pour le plaisir, quelques verbatims :

« Un enseignement de qualité dans une structure à taille humaine. Étudier et évoluer parmi des professeurs et des intervenants qui se préoccupent vraiment de votre projet et qui connaissent votre nom et ça change tout. »

Fleur G. (Promo 2012), Consultante SEO – Primelis

 » TC Périgueux m’a permis d’avoir des souvenirs d’études supérieures vraiment géniaux, de bénéficier d’un environnement familial. Les nombreux travaux de groupes, oraux et rencontres professionnelles m’ont permis de m’affirmer et de prendre confiance en moi en situation professionnelle. « 

Nina L. (Promo 2018), M2 Retail Management & Relation Service Client – IAE Clermont Auvergne, en Alternance avec l’entreprise Michel et Augustin

 » C’est une formation très professionnalisante avec plusieurs stages et des interventions de professionnels. « 

Morgane C. (Promo 2018), M2 Communication Média et Hors Média – IAE Bordeaux

 » La formation TC Périgueux est un véritable tremplin à la fois pour la poursuite d’études ainsi que dans la définition de son projet professionnel. Elle ouvre de nombreuses portes, selon les objectifs de chacun, en termes de parcours (insertion professionnelle, licence professionnelle, IAE, école de commerce). « 

Mathilde S. (Promo 2016), Chargée de communication – AURA AERO

 » TC Périgueux a été une révélation pour moi, je suis arrivé sans réel projet professionnel. Tech de co m’a permis de développer des connaissances et des compétences nécessaires à la vie en entreprise. J’ai aussi pu développer un projet personnel et professionnel. Mes deux ans à TC Périgueux étaient les deux meilleures années de ma vie. « 

Louis V. (Promo 2020), L3 PGE – Néoma (Rouen)

Un grand merci à tous les participants !!!

Les drones de livraison, le début d’une guerre entre distributeurs…

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Et si la livraison de demain s’effectuait par drone ?

Les drones sont apparus au XXème siècle, et la technologie a vite évolué avec une utilisation première dans l’armée pour ensuite devenir un loisir ou un outil pour les services publics et maintenant le drone séduit les grandes entreprises mondiales. Cette technologie a su prouver son utilité dans différents domaines en étant offensif/défensif pour l’armée, en aidant les services publics (tels que les pompiers secouristes) en analysant une zone depuis le ciel rapidement. Enfin, il est même devenu un outil de production dans le milieu agricole pour analyser une parcelle ou même irriguer.

Aujourd’hui les grandes entreprises ont donc la preuve que les drones peuvent être une arme efficace à utiliser en tant que livreur. En effet, les drones présente un avantage de gain de temps avec une livraison rapide, à n’importe quelle heure, et sans souffrir des embouteillages sur les routes. En ce qui concerne les livraisons, cela implique de repenser l’acheminement des colis. Et les avantages de la livraison par drone sont nombreux, c’est pourquoi les grandes entreprises l’envisage de plus en plus. Parmi les avantages majeurs, il y a l’accès à certaines zones recluses, des économies considérables sur le long terme (avec le licenciement d’un grand nombre de livreurs), un désengorgement des routes, et une diminution de la pollution, parfait pour l’image des marques.

Et l’avantage majeur qui se crée depuis peu, c’est de pouvoir faire face à la pandémie de Covid-19. Les drones permettent la livraison sans contact de produits (repas, courses, achats sur internet). La livraison par drone permettrait aux entreprises d’assurer leurs ventes et une certaine pérennité.

Le début d’une guerre de géants

Les grandes entreprises du monde sont donc très réactives quant à cette innovation. Et aux États-Unis, la guerre de la course aux drones a déjà commencé entre Walmart, un des géants de la distribution américaine et Amazon. 

En effet, le leader du e-commerce Amazon a réussi à obtenir une licence de l’agence fédérale de l’aviation pour tester sa livraison par drone appelée “Prime Air”. L’objectif d’Amazon avec Prime Air serait de permettre au consommateur de passer d’une livraison de 24 heures à une livraison en 30 minutes. C’est un objectif de taille qui appuie et renforce l’un des arguments forts d’Amazon : la rapidité de leurs livraisons. Pour l’instant, Amazon est limité et est autorisée à livrer par drones des colis de moins de 2,3 kilos dans des zones à faible densité de population afin de limiter au maximum les risques encourus. Mais C’est déjà une avancée majeure pour le géant du e-commerce.

Nous avons précédemment parlé du distributeur américain : Walmart, leur projet a été lancé en Caroline du Nord. Pour ses drones, Walmart s’appuie sur la start-up Flytrex et son drone automatisé. Le but étant de pouvoir livrer des produits alimentaires et ménagers dans un premier temps. Ensuite, par le biais d’un partenariat avec Zipline, Walmart souhaite également livrer par drone des produits médicaux dans un rayon de 80 kilomètres en moins d’une heure. Un objectif qui pourrait révolutionner la distribution de médicaments aux personnes à mobilité réduite. 

Enfin, nous terminons au Royaume-Uni avec Tesco, un géant de la grande distribution au Royaume-Uni. L’entreprise a elle aussi commencé, en septembre2020, la livraison par drone. Cette livraison s’effectue pour des clients dans un comté irlandais dans un premier temps. Mais l’objectif de l’entreprise reste bien sûr d’évoluer afin d’atteindre des zones plus vastes et attractives. 

Une innovation à suivre de près

La crise du coronavirus accélère le mouvement de cette livraison de drones, on peut donc considérer que cette innovation a un avenir prometteur pour la livraison. D’autant plus que la livraison par drones vient répondre à une attente de plus en plus importante pour le consommateur : la rapidité.

Néanmoins, ce moyen de transport possède ses limites et ses dangers comme la chute ou la perte de colis ou encore la nuisance sonore causée par un trop grand nombre de drones. Et puis, les drones nécessitent encore d’être améliorés pour accomplir leurs tâches. Il faut par exemple repenser les batteries pour une amélioration de l’autonomie, il faut également multiplier les entrepôts de départ nécessaires par rapport au nombre de drones, etc… Et puis, les contraintes se créent également du côté administratif car les enseignes se doivent de posséder une autorisation de vol afin d’occuper l’espace aérien dans un but commercial. Enfin, deux autres inconvénients sont à noter : la remise en question du métier de livreur puisque ces appareils sont autonomes. Le second inconvénient concerne la taille des produits livrés qui est limitée.

Malgré certains points négatifs soulevés, il s’agit d’une véritable innovation mais il faudra encore s’armer de patience avant de pouvoir se faire livrer n’importe où tous nos produits favoris.

Hugo HERNANDEZ

Eye-tracking – oculométrie

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Zones de chaleur en oculométrie

Définition de l’oculométrie ou eye-tracking

L’eye-tracking ou oculométrie en français consiste à suivre le regard d’un individu à l’aide d’outils technologiques (barre, lunettes…).

Dès lors que le mouvement des yeux enregistré, l’attention visuelle est à interpréter. Les critères sont d’une part, la localisation de l’objet, d’autre part, la temporalité et enfin la chronologie.


Utilité de l’oculométrie – eye-tracking

En marketing, l’eye-tracking sert ainsi à des tests :

  • packaging
  • merchandising (agencement, PLV, ILV…)
  • publicité (web et print principalement)

C’est ainsi que l’analyse engendre :

  • des cartes de chaleur (+ l’attention visuelle est forte à un endroit, + la couleur tirera vers le rouge)
  • la chronologie des fixations (la 1° fixation correspond au N°1, la 2° au numéro 2, etc.)
affiches suite à de l'oculométrie
Tests oculométrie

Modalités de l’oculométrie – eye-tracking

Il existe 2 principales modalités :

  • Face à un écran : on projette différents visuels à un individu. Une « barre » reliée à un ordinateur capte le mouvement oculaire. La projection peut être faîte sur ordinateur ou sur écran via de la vidéo-projection, généralement.
  • En déplacement : l’individu est alors équipé de lunettes
logiciel d'oculométrie
Logiciel d’analyse oculométrique

Les aires d’intérêt – AOI en oculométrie – eye-tracking

L’analyse peut également porter sur des éléments spécifiques que le porteur du projet identifie. La société Tobii les intitule :  » aires d’intérêt (AOI) « .

Les mesures disponibles par zone d’intérêt sont :

  • le temps passé par AOI
  • le nombre de fixations par AOI
  • et d’en déduire le ration : temps passé / nombre de fixations par zone d’intérêt.
Aires d'intérêt en oculométrie
Données d’aires d’intérêt en analyse d’oculométrie

Indicateurs de suivi oculaire

Selon Aga Bojko (2013) dans son livre Eye tracking the user experience: A practical guide to research (éditions Rosenfeld Media), voici les principaux indicateurs d’oculométrie – eye-tracking :

Aires d'intérêts en oculométrie
AOI en oculométrie – eye-tracking

À votre écoute pour tout projet d’oculométrie – eye-tracking

Étant donné les développements précédents, peut-être que cela vous donne des idées…

Des questions ?

En effet, peut-être avez-vous des projets d’expérimentations marketing ? Ou encore souhaitez-vous visualiser les supports sur Internet vous concernant ? Cela peut-être réalisé à partir d’une recherche Google, vos réseaux sociaux ou votre site Internet. Enfin, savez-vous comment une personne lit votre CV ?

Votre projet d’oculométrie – eye-tracking ?

Premièrement, nous avons à disposition la barre reliée à un ordinateur. Deuxièmement, des lunettes tobii pro glasses peuvent être utilisées pour des expériences dans des lieux hors des laboratoires de recherche. Cela peut être en point de vente, dans la rue…

Gratuit ?

C’est ainsi que cette prestation peut vous être proposée gratuitement grâce aux projets tuteurés, alors n’hésitez pas…

Nous contacter

En conclusion, n’hésitez pas à nous contacter : contact@mark-et-ting.com et/ou https://www.linkedin.com/in/fabrice-cassou/

Enfin, découvrez nos autres articles sur https://www.mark-et-ting.com/ ou notre blog.

Une méthode imparable pour déclencher l’acte d’achat…

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À l’heure où l’achat en ligne prend de plus en plus de place, dû notamment à la situation sanitaire, la méthode AIDA est de plus en plus utilisée.

Qu’entend-t-on par AIDA ?

AIDA, de l’anglais Attention, Interest, Desire et Action, et en français Attention (attirer), Intérêt (susciter), Désir (désir d’achat), Action (acte d’achat) est une méthode d’origine américaine. Elle se compose de 4 étapes successives qui vont chercher à inciter le prospect à passer à l’acte d’achat et donc le faire devenir client. Pourquoi successives ? Si l’attention n’est pas captée, aucune chance de susciter un quelconque intérêt et encore moins de provoquer un désir…

AIDA, un modèle qui évolue dans le temps

De nos jours, posséder le meilleur produit ne suffit pas à vendre, la concurrence est intense, les espaces de communication encombrés, les consommateurs habitués à la publicité et de plus en plus exigeants… Il est donc de moins en moins facile pour une entreprise de se faire entendre, et donc d’exister.

Les entreprises doivent donc innover et s’adapter pour les 4 étapes d’AIDA et ce dès l’étape Attention. Cette première étape représente le message adressé à la cible, celui-ci doit attirer le consommateur dès les premières secondes d’exposition. L’efficacité doit être de mise pour attirer dès le début le consommateur pour ensuite susciter l’intérêt et puis le désir d’achat. 

Ensuite, l’étape la plus difficile est sans doute l’étape de l’Intérêt. Réussir à garder l’attention du prospect, susciter son intérêt, garder son attention et le convaincre de prendre de son temps pour aller plus loin est assez délicat. Pour ce faire il faut opter pour un message personnalisé, adapté à la cible, clair et simple.

Ensuite vient le Désir, l’étape ultime avant la vente. Le prospect a maintenant l’envie de posséder le produit mais ce désir à besoin d’être accentué afin de le transformer en besoin et le pousser à procéder à l’acte d’achat. Pour parvenir à cette fin, il faut montrer que l’offre peut résoudre un souci de sa vie quotidienne et répondre à un besoin, en mettant en avant les bénéfices qu’apporte ce produit.

Enfin, vient l’acte d’achat, l’étape finale, le prospect est prêt à passer à l’acte d’achat et à conclure. Pour finaliser cela, nous pouvons jouer sur certains aspects du produit comme la rareté, l’exclusivité du produit (stock, édition limitée,…) ou encore le prix (prix attractif, promotions,…) ou bien d’autre indicateurs spécifiques à ce produit pour le différencier de ceux des concurrents. 

Les défauts et les alternatives de cette méthode

La méthode AIDA présente néanmoins certaines limites, la principale est qu’elle se stoppe à l’achat, aucune fidélisation ni confiance n’est mise en place et le marketing relationnel n’est pas assez marqué. 

Heureusement, pour limiter ces défauts, il existe des alternatives telle que la méthode AIDAS (Attention, Intérêt, Désir, Action et Satisfaction) pour fidéliser et instaurer du ré-achat, ainsi que “AIDCAS” (Attention Intérêt Désir Confiance Action et Satisfaction) puisque la confiance accordée à la marque est un levier important pour qu’un prospect se décide à acheter et à revenir.

Hugo HERNANDEZ